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"Il aurait pu se passer n'importe quoi": Marine Tondelier raconte sa grosse frayeur après avoir été piégée par un faux taxi

BFM Sophie Cazaux
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, le 22 août 2024 à Tours

La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, le 22 août 2024 à Tours - GUILLAUME SOUVANT / AFP

La secrétaire nationale des Écologistes a raconté sur RTL ce jeudi 6 novembre comment, il y a quelques mois, un homme s'est fait passer pour un chauffeur de taxi pour l'inciter à monter dans sa voiture. Après plusieurs kilomètres sur l'autoroute et face aux demandes de l'élue, il a fini par la laisser descendre.

"Il aurait pu se passer n'importe quoi". Invitée sur RTL ce jeudi 6 novembre, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, s'est dite "favorable" à l'instauration de wagons non-mixtes face aux agressions subies par les femmes dans les transports en commun d'Île-de-France, une proposition faisant l'objet de plus de 28.000 signatures dans une pétition mise en ligne fin octobre. Elle a néanmoins estimé que cette mesure "ne règle quand même pas grand-chose", soulignant le caractère systémique des violences faites aux femmes.

Un argument qu'elle a illustré en racontant comment, il y a quelques mois, alors qu'elle rentrait chez elle, à Hénin-Beaumont, elle a subi un incident qui aurait pu très mal se finir. Alors qu'elle sortait de la gare d'Arras, l'élue locale attendait un taxi, les TER ne circulant plus en raison de l'heure tardive de son arrivée.

"Un mec très insistant me dit, 'monte dans mon taxi!'", affirme-t-elle, décrivant un homme "très agressif" et "sous l'emprise de stupéfiants". "Je le repousse et je lui dis, 'tu me lâches, je suis au téléphone, quelqu'un arrive'".

Une plainte déposée

Elle finit par monter dans une voiture se présentant devant elle au dépose-minute, toujours en plein appel et pensant qu'il s'agit du taxi qu'elle avait commandé. "Je parlais de narcotrafic, de Michel Barnier, de Macron... J'étais au téléphone avec ma directrice de cabinet. Et tout d'un coup, je vois le mec en panique. Il commence à se dire, 'j'ai voulu faire un coup foireux à quelqu'un, mais je suis en train de comprendre que je n'aurais peut-être pas dû prendre celle-là'", raconte-t-elle, précisant qu'elle ne pense pas avoir été reconnue par cet homme.

"Tout d'un coup, j'ai dit, 'mais c'est toi le connard?' Je suis vulgaire, mais j'ai dû l'insulter direct en lui disant, 'mais c'est toi le mec qui m'a fait chier tout à l'heure? Mais tu ne comprends pas quoi dans 'non'?'"

Sur l'autoroute à ce moment, Marine Tondelier dit avoir "crié" et lui avoir demandé de s'arrêter un peu après. Elle ne "sait pas" ce qu'il comptait faire, mais lorsqu'ils sont arrivés, "il a effacé ses empreintes digitales" de sa valise.

L'élue dit avoir déposé plainte "dès le lendemain" et avoir noté sa plaque d'immatriculation, ce qui a mené à l'arrestation de l'homme. "J'ai porté plainte, parce que je me suis dit, 'mais sur qui il peut tomber d'autre'", a-t-elle ajouté appelant les femmes à faire de même lorsqu'elles subissent des violences.