"Aucune autre solution crédible": Édouard Philippe réitère son appel à un départ anticipé d'Emmanuel Macron

Il persiste et signe. Invité du forum "World in progress" à Barcelone en Espagne ce mardi 21 octobre, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe a réitéré son appel à un départ anticipé d'Emmanuel Macron, estimant qu'il n'y a "aucune autre solution crédible" face à la crise politique.
Candidat à l'élection présidentielle de 2027, le maire du Havre a déclaré qu'Emmanuel Macron "est à l'origine de la crise et qu'il devrait organiser les conditions d'un départ anticipé". "Une longue périphrase pour ne pas dire 'démission'", admet-il, un sourire en coin.
Une dissolution serait un "désastre", selon Édouard Philippe
Édouard Philippe balaie l'idée d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, qui constitue "un énorme risque politique" pour le chef de l'État. Ce dernier pourrait se retrouver avec "un système politique encore moins gouvernable avec un gros bloc d'extrême droite, un gros bloc d'une gauche très radicale et un tout petit bloc central", selon lui.
"Alors, c'est la crise institutionnelle grave et violente", prévient l'élu havrais, rappelant "le désastre" provoqué par la dissolution prononcé en juin 2024 après les élections européennes.
Déjà ce jeudi, Édouard Philippe a affirmé sur France 2 qu'un départ anticipé d'Emmanuel Macron serait "la seule décision digne qui permet d'éviter 18 mois d'indétermination et de crise". "Je trouve qu'il s'honorerait à trouver la façon la plus digne pour lui et les institutions de régler cette crise", a-t-il poursuivi. Début octobre, le fondateur d'Horizons demandait sur RTL à Emmanuel Macron d'organiser une "élection présidentielle anticipée", seulement après l'adoption d'un budget, car une "démission immédiate et brutale aurait un impact terrible".
Dans l'histoire de la Ve République, deux élections présidentielles anticipées ont eu lieu, après la démission de Charles de Gaulle en 1969 et la mort de Georges Pompidou en 1974.












