"Tu parles encore une fois de Crépol et tu es morte": en campagne pour les municipales, la maire de Romans-sur-Isère toujours menacée

L'ombre du drame de Crépol plane sur les élections municipales. Plus de deux ans après la mort du jeune Thomas, lycéen de 16 ans tué à l'arme blanche dans cette petite commune de la Drôme, la maire divers droite de la ville voisine de Romans-sur-Isère, d'où sont originaires certains suspects, se dit toujours visée par des menaces de mort.
"Tu parles encore une fois sur Crépol et t'es morte", peut-on lire dans un mail adressé vendredi 23 janvier à Marie-Hélène Thoraval, qui vient d'annoncer être candidate à sa réélection en mars prochain.
"Je le prends au sérieux mais je n'ai pas plus peur qu'auparavant", a réagi l'édile auprès de BFMTV ce jeudi 29 janvier. "J'en suis à ma sixième ou septième menace de mort, la cinquième par rapport à l'affaire de Crépol", précise-t-elle.
Dans la soirée du 19 novembre 2023, des jeunes venus pour certains des quartiers populaires de Romans-sur-Isère s'étaient affrontés avec un groupe de jeunes de Crépol à l'issue du "bal de l'hiver" du village.
Dans un contexte confus, les premiers avaient sorti des couteaux et blessé grièvement quatre personnes, dont Thomas, un lycéen de 16 ans amateur de rugby, mort lors de son transport à l'hôpital.
Des propos polémiques
La maire de Romans-sur-Isère avait déjà déposé plusieurs fois plainte par le passé, notamment en novembre 2023 après avoir été menacée de décapitation. En février 2024, un homme de 26 ans avait été condamné par le tribunal correctionnel de Valence à quatorze mois de détention dont huit mois de prison ferme, rapporte la radio Ici Drôme Ardèche.
"Je ne baisserai pas les bras, j'assume les propos qui ont été les miens si c'est le sens de cette menace", a ajouté Marie-Hélène Thoraval à BFMTV.
Depuis la mort du jeune Thomas à Crépol, en novembre 2023, les propos de l'élue divers droite, notamment sur le prétendu "racisme anti-blanc" des personnes mises en cause, lui valent de nombreuses critiques, notamment venues de la gauche.
Le 29 janvier 2025, sur CNews, Marie-Hélène Thoraval, avait également déclaré que les attaques au couteau relevaient "d'un caractère culturel" et que leurs auteurs ne sont pas "français de souche", mais qu'il s'agit de personnes aux origines "qui sont plus liées avec (...) l'islam".












