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"On n'a jamais eu autant de problèmes": Sophia Chikirou affirme qu'"il ne faut pas qu'un socialiste soit maire de Paris"

BFM F.R. avec AFP
Sophia Chikirou, députée LFI  lors des commémorations du 13 novembre 2025 à Paris

Sophia Chikirou, députée LFI lors des commémorations du 13 novembre 2025 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Dans une interview accordée au Parisien, la candidate LFI à la mairie de Paris estime que les socialistes sont "usés". "Force est de constater qu'aujourd'hui les Parisiens ne vivent pas mieux après 25 ans de gestion de la majorité sortante", tacle-t-elle.

"Il ne faut pas qu'un socialiste soit maire de Paris", a estimé dans une interview publiée vendredi 21 novmebre au soir par Le Parisien la députée insoumise Sophia Chikirou, qui s'est lancée la semaine dernière dans la course pour devenir la prochaine édile de la capitale.

"Avec La France insoumise, je veux faire entrer Paris dans la modernité. J'appelle les électeurs à me porter à la tête de la gauche pour un vrai renouvellement", a poursuivi la députée et conseillère régionale de 46 ans, estimant notamment que ses rivaux socialistes sont "usés".

À quatre mois des élections municipales de mars 2026, Sophie Chikirou égratigne la majorité sortante: "On n'a jamais eu autant de problèmes, de besoins insatisfaits et ils osent dire: 'Notre bilan est bon, continuons comme avant, allons plus loin, plus longtemps...'".

"Ils sont divisés et n'arrivent pas à se mettre d'accord"

"Il ne faut pas qu'un socialiste soit maire de Paris", a-t-elle insisté: "Ils sont divisés et n'arrivent pas à se mettre d'accord alors même qu'ils revendiquent tous le bilan d'Anne Hidalgo".

En annonçant la semaine dernière à l'AFP qu'elle se portait candidate à la mairie de Paris, Sophia Chikirou avait déjà affirmé qu'elle ne s'allierait pas aux socialistes pour battre la candidate des LR Rachida Dati.

"Force est de constater qu'aujourd'hui les Parisiens ne vivent pas mieux après 25 ans de gestion de la majorité sortante", menée depuis 2014 par la socialiste Anne Hidalgo, "privée de sensibilité populaire", avait déclaré Sophia Chikirou, investie par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.