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Une femme de 32 ans tuée par arme à feu à Besançon, son ex-conjoint en garde à vue pour "assassinat"

BFM V.G. avec AFP
Un officier de police. (Photo d'illustration).

Un officier de police. (Photo d'illustration). - JULIEN DE ROSA / AFP

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La victime a été abattue vers 7 heures du matin ce jeudi 20 novembre. Son ex-conjoint, âgé de 34 ans, s'est retranché dans son domicile puis a été interpellé après des négociations avec le Raid.

Une femme de 32 ans a été tuée par arme à feu ce jeudi 20 novembre dans la matinée à Besançon (Doubs) et son ex-conjoint de 34 ans a été placé en garde à vue pour "assassinat", a indiqué le procureur e la République.

Les faits se sont produits vers 7 heures dans une ancienne cité ouvrière d'un quartier périphérique de la ville. La victime a été abattue à l'extérieur d'un petit bâtiment du quartier par arme à feu.

Le suspect, ex-conjoint de la victime, a d'abord pris la fuite avant l'arrivée des forces de l'ordre et s'est retranché dans son domicile d'Ornans, une commune de 5.000 habitants située à une vingtaine de kilomètres de Besançon.

Le suspect condamné à plusieurs reprises

Après des négociations avec les policiers du Raid, dépêchés sur place, il a finalement été interpellé sans incident en milieu de journée et placé en garde à vue, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin.

L'homme, qui avait récemment été hospitalisé dans un service psychiatrique, a été condamné à plusieurs reprises entre 2019 et 2024 pour des faits de violence, de dégradation, d'infractions routières, mais également de harcèlement moral à l'encontre d'une autre femme, qui avait précédemment également été sa compagne, a précisé le magistrat lors d'un point presse.

Il devait être convoqué fin novembre par un délégué du procureur à la suite d'une plainte déposée contre lui en février par la victime pour "atteinte à la vie privée".

Une plainte pour dégradations d'un véhicule

Dans ce cadre, la trentenaire s'était vu remettre un dispositif "shérif" qui permet aux femmes de donner l'alerte en cas de danger en appuyant sur un bouton. Cependant, les autorités n'avaient pas "connaissance de menaces ou de violence ou de contact entre la victime et le mis en cause", a précisé Cédric Logelin.

La victime avait par ailleurs déposé plainte contre le suspect pour des dégradations sur son véhicule, une procédure pour laquelle le parquet n'avait pas encore été avisé, a-t-il ajouté.

En France chaque jour, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal, un chiffre en hausse sur un an, selon les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées jeudi et portant sur 2024.

Dans le détail, 107 femmes ont été victimes de féminicides conjugaux l'an dernier, 270 de tentatives de féminicides conjugaux et 906 femmes victimes de harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint ayant conduit au suicide ou à sa tentative, selon ce rapport publié à quelques jours du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

3919: le numéro de téléphone pour les femmes victimes de violences

Le "3919", "Violence Femmes Info", est le numéro national de référence pour les femmes victimes de violences (conjugales, sexuelles, psychologiques, mariages forcés, mutilations sexuelles, harcèlement...). C'est gratuit et anonyme. Il propose une écoute, informe et oriente vers des dispositifs d'accompagnement et de prise en charge. Ce numéro est géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF).