Cyberharcèlement de Brigitte Macron: 3 à 12 mois de prison avec sursis requis contre les accusés
Brigitte Macron, lors d'une visite d'État au Maroc, le 30 octobre 2024. - Ludovic MARIN
Des peines de prison de 3 à 12 mois avec sursis et des amendes allant jusqu'à 8.000 euros ont été requises mardi à Paris à l'encontre des dix cyberharceleurs présumés de Brigitte Macron, cible d'une infox la présentant une femme transgenre.
Les réquisitions les plus lourdes ont été prononcées à l'encontre de trois prévenus: la médium Amandine Roy, le galeriste Bertrand Scholler et Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, désignés comme des "instigateurs" de l'infox, selon le procureur Hervé Tétier.
La fille de Brigitte Macron a déploré mardi, au procès à Paris pour cyberharcèlement de dix personnes, une "dégradation des conditions de santé" de sa mère, cible d'une infox mondiale la présentant comme une femme trans.
"Remise en cause systématique"
Dénonçant "la haine" à l'égard de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière a regretté la "remise en cause systématique" de "son identité, son sexe" et "sa probité", à la barre du tribunal correctionnel, devant les prévenus jugés depuis lundi.
"Ce tourbillon (de messages) qui ne s'arrête jamais a un impact croissant sur (les) conditions de vie" de Brigitte Macron et son état de "santé", a détaillé l'avocate de 41 ans, ajoutant qu'elle en avait d'abord "sous-estimé l'ampleur".
La femme du chef de l'État est sur le "qui-vive" en permanence, de peur que son image ne soit "détournée", a encore expliqué sa fille, en l'absence de la première dame.












