Cambriolage au Louvre: Pierre Moscovici parle d'un "signal d'alarme assourdissant" sur la sécurité du musée

Le cambriolage du Louvre le 19 octobre représente un "signal d'alarme assourdissant" sur le sous-investissement du musée dans la sécurité, a déclaré ce jeudi 6 novembre le premier président de la Cour des comptes en présentant un rapport sur cet établissement culturel.
"Le vol de joyaux de la couronne est, à n'en pas douter, un signal d'alarme assourdissant sur le rythme très insuffisant" de rénovation des équipements de sécurité du musée, a estimé Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse.
Pierre Moscovici a notamment fait référence à l'inertie qui a, selon lui, suivi un audit de sécurité mené entre 2015 et 2017, qui avait dressé un "état des lieux précis des failles du dispositif" et formulait des préconisations.
"Près de dix ans plus tard, le musée du Louvre n'a pas été en mesure de dépasser le stade des études techniques" sur les recommandations de cet audit, a déploré le premier président.
"4% du total" du schéma de sûreté mis en place
Sur la période 2018-2024, le Louvre n'a, par ailleurs, consacré que trois millions d'euros en crédit de paiement pour mettre en œuvre son schéma directeur de sûreté, évalué au total à 83 millions d'euros, a noté Pierre Moscovici. "Ce qui veut dire qu'on a mis en place 4% du total", a-t-il ajouté.
Alors que les syndicats assurent que le cambriolage du 19 octobre a été notamment rendu possible par le manque de personnels de sécurité, Pierre Moscovici a par ailleurs estimé que des progrès étaient "possibles sur la sûreté sans augmentation significative des effectifs".
"Le vol du 19 octobre (...) montre plutôt que ça a été rendu possible par une inadaptation des équipements de sécurité", selon lui.












