Pneus, canapés, bidons plastiques... À Coignières, les riverains exaspérés par les dépôts sauvages de camions dans une zone industrielle

Dans la rue qui l'emmène à l'entreprise dans laquelle il travaille, Dominique passe quotidiennement devant six épaves de camions laissées à l'abandon. Depuis plus de cinq ans maintenant, ce riverain, impuissant, voit les dépôts sauvages s'accumuler dans la zone industrielle de Coignières, dans les Yvelines.
"Pour moi, ce sont des camions volés ou qui n'ont plus le droit de rouler et plutôt que de s'en débarrasser en déchetterie ou en recyclage, ils les jettent là et récupèrent toutes les pièces dont ils ont besoin", explique Dominique à BFMTV.
Depuis son jardin, l'homme aperçoit aussi régulièrement des individus venir déverser leurs déchets dans les remorques de ces camions en partie dépecés. À l'intérieur, des pneus, des canapés, des extincteurs, mais aussi de nombreux produits dangereux et polluants comme des huiles de moteur.
"Là, c'est juste un garage qui vient se débarrasser de ce qu'il ne jette pas en déchetterie", commente Dominique en regardant la remorque d'un des camions garé le long du trottoir. Exaspéré, le riverain a déjà alerté à plusieurs reprises la mairie de Coignières, mais rien à faire, les épaves sont toujours là.
Amende de 1.500 euros
Si les véhicules mettent du temps à être évacués, c'est parce qu'ils se trouvent dans une zone industrielle privée. Contacté par BFMTV, le maire (divers gauche) de la ville, Didier Fischer, a indiqué avoir demandé au gestionnaire des lieux de retirer ces camions.
"C'est un dépanneur qui va venir enlever ces camions les uns après les autres et on en a pour un petit moment à tous les déplacer", précise Didier Fischer sur BFMTV. Selon l'édile, le coût d'une telle opération s'élèverait 1.500 voire 2.000 euros par épave, une somme qui ne sera vraisemblablement pas réglée par les propriétaires.
Sur certains camions laissés à l'abandon, pourtant, figure toujours la plaque d'immatriculation des conducteurs ou encore leur contrôle technique. Malgré tout, seules les autorités judiciaires et la police ont accès aux fichiers SIV (Système d'immatriculation des véhicules). Selon la loi, l'abandon d'un véhicule épave sur la voie publique est puni d'une amende pouvant aller jusqu'à 1.500 euros.











