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"Je refuse le match du passé": Pierre-Yves Bournazel en campagne pour incarner une troisième voie à Paris

BFM Baptiste Farge
Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général d'Horizons et candidat à la mairie de Paris, le 3 juin 2025

Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général d'Horizons et candidat à la mairie de Paris, le 3 juin 2025 - Xavier GALIANA / AFP

Le candidat à la mairie de Paris, proche d'Édouard Philippe, veut "bousculer le match" entre la gauche parisienne et Rachida Dati. Officiellement soutenu par Renaissance depuis mardi, il devra cependant composer avec des divisions au sein du parti présidentiel.

Non à la majorité sortante de gauche symbolisée par Emmanuel Grégoire et non à l'opposition de droite incarnée par Rachida Dati. Tout juste soutenu officiellement par Renaissance pour les municipales 2026 à Paris, Pierre-Yves Bournazel, conseiller de la capitale depuis 2008, continue de se présenter comme l'incarnation d'une troisième voie ce mardi 28 octobre dans une interview au Parisien.

"Ma campagne sera positive et optimiste, je refuse le match du passé contre le passé", dit le candidat, par ailleurs secrétaire général d'Horizons, le parti d'Édouard Philippe.

Pierre-Yves Bournazel évoque d'un côté, "une majorité de gauche qui est en place depuis un quart de siècle, qui ne cherche qu’à conserver le pouvoir dans une logique d’héritage, et de l’autre côté, une offre qui (lui) semble plus datée, dans une logique de démolition de ce qui a été fait."

Des divisions chez les macronistes

Reste que certains élus du camp présidentiel l'entendent d'une autre oreille. Ils étaient plusieurs à voir d'un bon oeil une candidature de Rachida Dati, ministre de la Culture depuis son entrée dans le gouvernement Attal en 2024 et maire du 7e arrondissement. Parmi eux, les ministres Aurore Bergé et Benjamin Haddad ou encore Sylvain Maillard.

Député de Paris, ce dernier a annoncé au Parisien se mettre "en retrait de (s)es fonctions de président de Renaissance" à Paris pour faire campagne aux côtés de Rachida Dati.

"Je connais Pierre-Yves depuis longtemps, le respecte, mais il a fait le tour des plateaux de télévision pour appeler à la démission du président de la République. Ce n'est pas compatible avec mes valeurs", cingle Sylvain Maillard dans cet entretien, en allusion à la position d'Édouard Philippe qui souhaite l'organisation d'une élection présidentielle anticipée.

Une sortie qui confirme des divisions au sein du camp présidentiel à Paris, même si quarante-et-un cadres et élus parisiens de Renaissance, dont David Amiel, Olivia Grégoire et Astrid Panosyan-Bouvet, ont apporté leur soutien à Pierre-Yves Bournazel dans une tribune pour l'Opinion.

"Je tends la main"

De son côté, Pierre-Yves Bournazel veut rester optimiste. "Je ne vais pas contester la liberté des autres. Je tends la main. Beaucoup de gens qui nous rejoignent aujourd’hui ne pensaient pas me soutenir il y a quelques mois. Et donc il y en aura probablement d’autres qui nous rejoindront plus tard. Seule ma candidature permettra la victoire", dit-il au Parisien.

Même optimisme au moment d'évoquer ses chances pour prendre la tête de la capitale, alors qu'un sondage interne à Renaissance, réalisé en août, le donnait à 14%, assez loin derrière Rachida Dati (21%), qui baissait toutefois de 10 points par rapport à une précédente étude datant de juin

"La dynamique est de mon côté, je monte pendant que d’autres baissent. Je vais bousculer le match", veut croire l'élu parisien.