De 20 à 30 centimètres en montagne: un épisode de neige perturbe la circulation près du Massif central

Route barrée pour cause de chute de neige en octobre dernier. (Illustration) - Jean-Pierre Clatot - AFP
Un manteau blanc au réveil. De fortes pluies sont en cours, ce mercredi 3 décembre dans la matinée, entre les Cévennes et la Méditerranée. À 800 mètres d'altitude, ces précipitations sont solides et la neige tombe sur la Loire, la Haute-Loire, la Lozère, le Cantal, l'Ardèche et la Drôme.
Cet épisode méditerranéen, considéré comme faible à modéré, doit donc engendrer des cumuls de neige conséquents en moyenne montagne, entre 20 à 30 centimètres dès 1.300 mètres d'altitude.
En Lozère justement, les quantités de neige tombées sont devenues importantes après 1.000 mètres. 17 cm de neige ont déjà été enregistrés au sol à Chateauneuf-de-Randon, village du département situé à 1.200m d'altitude. Les chutes de neige sont toujours en cours.
La direction des routes du Massif central communique sur des conditions de circulation difficiles sur la Nationale 88 à l'est de Mende, entre Badaroux et Pelouse. Elles sont également délicates sur la N106 au sud de Mende.
Dès 4h45, le trafic était parfois difficile sur plusieurs grands axes du secteur, comme sur la N102 et l'autoroute A75. Plusieurs véhicules ont aussi été signalés bloqués dans le secteur du col de Montmirat (versant Florac).
Les cumuls attendus
Dans la journée, ces précipitations vont se décaler vers les reliefs de l'est avec là aussi une tenue assurée.
Au-dessus de 1.500 mètres d'altitude, 5 à 10 centimètres de neige sont attendus dans le sud des Alpes, et même entre 10 et 20 dans le secteur de la Roya.
Au-delà de 1.200 mètres, 20 centimètres sont anticipés sur le Vercors (entre l'Isère et la Drôme) et entre 5 et 10 sur le Jura.
Concernant les pluies, les cumuls relevés restent pour le moment inférieurs à 100mm (100L/m2), très loin de valeurs notables dans la zone mais il n'est pas terminé. Actuellement vers les Cévennes et le littoral gardois, les fortes pluies concerneront plus tard le littoral des Bouches-du-Rhône, du Var, mais aussi l'ouest de la Corse.
La surveillance des cours d'eau ne donne lieu à aucune inquiétude à cette heure, bien que la tendance soit logiquement à la hausse des niveaux.











