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Violences, moyens insuffisants... L'équipe pédagogique du collège André Malraux à Marseille en grève après l'agression d'une surveillante

BFM Marseille Orlane Edouard
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À Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, l'équipe pédagogique du collège André Malraux est en grève. Elle dénonce notamment l'agression d'une surveillante survenue le 20 janvier dernier et un manque de personnel encadrant.

L'incident de trop. Après l'agression d'une surveillante le 20 janvier dernier, l'équipe pédagogique du collège André Malraux, à Marseille (Bouches-du-Rhône), a décidé de se mettre en grève ce jeudi 29 janvier. Elle dénonce le manque de moyens et un nombre insuffisant d'encadrants pour les 935 élèves scolarisés dans l'établissement.

"Ça craque de partout, chez nous comme ailleurs, malheureusement. On manque de surveillants, d'enseignants, d'adultes pour encadrer des enfants qui sont en perte de repères", observe au micro de BFMTV Clélia Petit, professeure de français et représente du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES).

Le 20 janvier, une surveillance du collège a été projetée au sol et "piétinée" par des élèves, alors qu'elle tentait de mettre fin à une bagarre. Ce serait la troisième agression au sein de l'établissement, selon le décompte du syndicat SNES-FSU. Les représentants évoquent un climat scolaire qui se détériore, des violences de plus en plus fréquentes et des déclenchements intempestifs d'alarme à incendie jusqu'à plusieurs fois au cours d'une même journée.

"Une pression constante"

"On a une pression constante mise en place sur les élèves à cause du manque de moyens, ce qui fait qu'il y a des moments où ils explosent. Je pense que ce n'est pas forcément leur faute, mais surtout la faute aux moyens (qui manquent NDLR)", affirme Clélia Petit qui déplore un "climat scolaire compliqué".

L'équipe pédagogique tire la sonnette d'alarme sur la situation de collège arrivé à saturation. "On est censé accueillir maximum 900 élèves et on est à 935 aujourd'hui", assure sur BFM Marseille, mercredi, Séverine Servet, représentante de la SNES-FSU. "On est censé avoir 30 classes, on en est à 32".

Mercredi, une rencontre a été organisée entre le rectorat et les personnels enseignants, mais aucun moyen supplémentaire pour remplacer des surveillants en accident du travail n'a été voté et la mobilisation a été maintenue ce jeudi.