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Sept ans après, Marseille rend hommage aux victimes mortes dans l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne

BFM Marseille Francesco Carvelli
En juin dernier, les travaux ont démarré pour créer un "lieu-ressource" à la place des deux immeubles effondrés du 63 et 65 de la rue d'Aubagne.

En juin dernier, les travaux ont démarré pour créer un "lieu-ressource" à la place des deux immeubles effondrés du 63 et 65 de la rue d'Aubagne. - BFM Marseille Provence

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Ce mercredi matin, une nouvelle cérémonie d'hommage se tient au 69 de la rue d'Aubagne, dans le coeur de la cité Phocéenne. Avec un symbole important, les travaux de la dent creuse ont démarré.

Le moment solennel est attendu pour 9 heures précises. C'est à ce moment-là que huit minutes de silence seront observées en l'honneur des huit personnes mortes dans l'effondrement des immeubles du 63 et du 65 de la rue d'Aubagne. Le tout avec plusieurs centaines de citoyens présents sur place.

Des familles de victimes, des voisins du quartier, des représentants d'associations et des élus locaux se rassembleront à partir de 8h30 pour commémorer les tragiques évènements survenus le 5 novembre 2018. Pas de discours de personnalités politiques de prévu, seule une prise de parole éventuelle des proches est programmée.

Seul absent notable pour cette cérémonie d'hommage, celle de Reda Manaa, rescapé de l'effondrement de l'immeuble du 65 de la rue d'Aubagne. En 2023, il a été condamné pour un "délit mineur" assorti d'une interdiction du territoire Français (ITF). En détention provisoire au centre de rétention administrative du Canet, dans le 14e arrondissement de Marseille, il a été expulsé en Tunisie la semaine dernière.

Les familles de victimes ont prévu de prendre une photo commune mercredi matin pour maintenir la pression. Samedi dernier, plusieurs élus de gauche (Henrik Davi, Manuel Bompard, Sébastien Delogu, Laurent Lhardit, Marie-Arlette Carlotti, Guy Bennaroche, Jérémy Bacchi) ont co-signé un courrier au président de la République pour demander la grâce à Reda Manaa. Le maire (PM) de Marseille, Benoît Payan, a lui aussi envoyé une lettre à Emmanuel Macron à ce sujet.

Les travaux de la dent creuse ont démarré

Pour rappel, Reda a été reconnu comme partie civile lors du procès du drame de la rue d'Aubagne, dont l'audience en appel est fixée en novembre 2026. Le collectif du 5 Novembre souhaite qu'il revienne sur le territoire

Autre avancée symbolique à l'occasion de cette cérémonie, l'hommage se tiendra alors que les travaux de la dent creuse, comparaison imagée du trou béant laissé par l'écroulement de deux immeubles, ont enfin démarré. Un "lieu ressource" doit voir le jour d'ici le printemps prochain, avec un espace mémoriel dédié aux victimes. 25 logements sociaux sur la rue d'Aubagne doivent également être réhabilités ou construits dans les prochains mois. Histoire de tourner la page de l'un des moments les plus tragiques de Marseille.