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"Les Marseillais seraient fiers": Benoît Payan répond à la possibilité de voir le cardinal Aveline devenir pape

BFM Marseille Juliette Moreau Alvarez
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Interrogé quant au potentiel de l'archevêque de Marseille à devenir le prochain chef des catholiques, le maire de la cité phocénne Benoît Payan avoue la fierté qu'il aurait à voir un fidèle de Marseille au Vatican.

"Vous voulez me demander si ça me ferait plaisir? Évidemment que ça me ferait plaisir." Interrogé ce mardi 22 avril sur BFMTV sur l'éventualité d'avoir un prochain pape marseillais à la tête des catholiques du monde, le maire de la cité phocéenne Benoît Payan n'a pas caché que cela serait une fierté pour sa ville.

Le cardinal et archevêque de Marseille Monseigneur Jean-Marc Aveline a été appelé au Vatican pour élire le prochain pape à la suite de la mort de François en ce lundi de Pâques. Au milieu des 135 cardinaux-électeurs, son nom est cité parmi les "papabili", c’est-à-dire les favoris pour devenir le successeur de François.

Une perspective, aujourd'hui très incertaine, qui serait une grande nouvelle pour Marseille. "Tous les Marseillais seraient fiers, mais tous les Français seraient fiers aussi", assure l'édile avec un sourire en coin. "On est très fiers de notre cardinal, c'est lui aussi une personnalité. Il suffit de le rencontrer une fois pour s'apercevoir qu'il est extraordinaire".

"Ce ne sont pas des choses dont on parle"

Toutefois, Benoît Payan reste prudent, rappelant aussi que le choix du prochain pape se fait au-delà des considérations politiques locales, nationales et internationales. "Ce ne sont pas des choses dont on parle, ces choses-là nous dépasse."

Pour la suite, l'édile de Marseille se place au même niveau que tous les citoyens, catholiques ou non, du monde. "Il y a d'abord neuf jours de deuil, et c'est au sacré collège de définir celui qui occupera siège pétrinien", souligne-t-il.

"Je ne suis pas qualifié, vous non plus. Personne ne sait ce qui va se passer", poursuit-il à l'antenne de BFMTV.

En effet, si certains noms sont soufflés comme favoris avant même le début du conclave, son issue est toujours imprévisible, rendant tout pronostic très hasardeux. Des personnalités peuvent émerger pendant la prise de parole des cardinaux lors de cette réunion et l'élection peut prendre une tournure inattendue, comme cela a été le cas en 2013 lorsque Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François.

Jean-Marc Aveline "pas habité" par la perspective de devenir pape

De son côté, le principal intéressé, Monseigneur Jean-Marc Aveline ne pense pas au siège du souverain pontife. À 66 ans, il s'inscrit dans la lignée de pensée du pape François duquel il était proche.

En 2023 déjà, lors de la visite du pape à Marseille, événement qui a eu lieu en grande partie grâce à l'archevêque, il avait déjà évoqué auprès de BFMTV cette possibilité de devenir pape. "Pour l'instant j'ai tellement de choses à penser. Après, des gens y pensent pour nous mais vraiment ça ne m'habite pas. Je suis heureux dans le service que je rends ici", expliquait-il.

D'autres cardinaux français, cinq au total, sont invités au Vatican pour participer au conclave, notamment l'évêque d'Ajaccio, Monseigneur François Bustillo.