Une adolescente séquestrée et torturée près de Lyon, plusieurs personnes dont certaines mineures placées en garde à vue
Une photo de fourgon de police, le 12 novembre 2025 à Paris. Image d'illustration. - BEATA ZAWRZEL / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Une adolescente de 15 ans a été séquestrée et violemment torturée au sud de Lyon par plusieurs jeunes, dont des mineurs, qui ont été arrêtés, lundi 26 janvier, ont appris BFMTV et BFM Lyon de plusieurs sources et auprès du parquet, confirmant une information révélée par le quotidien Le Progrès.
La jeune fille, originaire d'Annecy, où elle réside en foyer, a été retrouvée dans les rues d'Oullins-Pierre-Bénite, lundi, vers 5h du matin. Présentant des blessures, des entailles et des brûlures sur le corps, les policiers et les pompiers ont été appelés. L'adolescente a été conduite à l'hôpital sans pronostic vital engagé.
"Séquestration", "actes de torture et barbarie"
Selon une source policière, elle a été "attirée" à Oullins par son ex-petit ami, qui l'a finalement séquestré. Une autre source policière affirme que cet ex-petit ami était venu la chercher dans son foyer à Annecy.
Une fois rendue dans un appartement à Oullins, elle a été conduite dans un sous-sol, où trois filles mineures et un adolescent lui ont infligé de multiples sévices, selon une source policière. L’implication du petit ami dans les sévices n’est, elle, pas totalement établie, selon cette même source.
Le parquet indique ce mercredi que trois filles mineures, un adolescent de 17 ans et un jeune majeur de 19 ans ont été interpellés et placés en garde à vue. Une information judiciaire a été ouverte pour "arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire avec acte de torture ou de barbarie, extorsion avec arme et recel de bien provenant d'un crime ou d'un délit". Le parquet a requis le placement en détention provisoire pour les quatre mineurs "suspectés d'avoir séquestré et violenté la victime".
Les actes de tortures ont été filmés sans qu’il soit possible à ce stade de dire s’ils ont été diffusés, selon une source policière. Parmi les personnes interpellées, quatre sont actuellement en garde à vue des chefs de "séquestration" et "actes de torture et de barbarie", selon une source policière.













