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"D'innombrables signaux d'alerte": les responsables israéliens pointent la responsabilité du gouvernement australien après l'attaque de Bondi beach

BFM S.R. avec AFP
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Plusieurs ministres dont Benjamin Netanyahu ont dénoncé une "vague d'antisémitisme" en Australie, pointant notamment du doigt la décision du pays de reconnaître l'État de Palestine quelques mois plus tôt.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé le gouvernement australien d'avoir "jeté de l'huile sur le feu de l'antisémitisme" avant la fusillade de ce dimanche 14 décembre à Sydney.

Deux individus ont ouvert le feu sur une foule qui célébrait la fête juive de Hanouka sur la célèbre plage de Bondi à Sydney, en Australie, faisant 11 morts et 29 blessés, selon les autorités australiennes. La police parle d'un "acte terroriste".

"Il y a trois mois, j'ai écrit au Premier ministre australien pour lui dire que votre politique jetait de l'huile sur le feu de l'antisémitisme", a déclaré Benjamin Netanyahu, en référence à une lettre envoyée à Anthony Albanese en août après l'annonce par Canberra de sa décision de reconnaître un État palestinien.

"L'antisémitisme est un cancer qui se propage lorsque les dirigeants restent silencieux et n'agissent pas", a fustigé Benjamin Netanyahu lors d'un discours télévisé prononcé à l'occasion d'un événement dans le sud d'Israël.

Ils dénoncent une "vague d'antisémitisme" en Australie

Le président israélien, Isaac Herzog, avait été le premier ce dimanche à annoncer le caractère antisémite de l'attaque, en déclarant depuis Jérusalem: "nos frères et soeurs de Sydney, en Australie, ont été attaqués par d'ignobles terroristes dans une attaque très cruelle contre des Juifs".

"Nous répétons sans cesse nos avertissements au gouvernement australien afin qu'il prenne des mesures et lutte contre la vague massive d'antisémitisme qui sévit dans la société australienne", a ajouté le président dans un discours prononcé à Jérusalem.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, s'est dit "consterné" sur le réseau social X, estimant que "ce sont les conséquences de la vague d'antisémitisme qui a déferlé dans les rues d'Australie ces deux dernières années".

"Le gouvernement australien, qui a reçu d'innombrables signaux d'alerte, doit se ressaisir!", a-t-il insisté.

Appels à agir

Un peu plus tard, Gideon Saar a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec son homologue australienne, Penny Wong, durant lequel il a exprimé son "chagrin" et appelé le gouvernement australien à "agir fermement" contre l'antisémitisme.

Isaac Herzog et Gideon Saar ont tous deux déclaré avoir parlé avec David Ossip, président du Conseil représentatif des Juifs de l'État australien de Nouvelle-Galles-du-Sud. Ce dernier "prenait la parole lors de l'événement lorsque la fusillade a commencé", a précisé Isaac Herzog.

Le chef de l'opposition Yair Lapid s'est dit "horrifié par l'attaque terroriste antisémite" à Sydney. "Boulder. Manchester. Washington. Et maintenant Sydney. Les noms de plus en plus de villes à travers le monde deviennent synonymes d'attaques meurtrières contre les Juifs. Pour mettre fin à ces horreurs, une intervention immédiate et décisive est nécessaire à tous les niveaux", a-t-il ajouté sur X.

Pour le ministre d'extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, "le sang des victimes est sur les mains du gouvernement australien, qui a annoncé la reconnaissance d'un État 'palestinien' et a légitimé le terrorisme contre les Juifs".

Le chef de l'association juive d'Australie avait auparavant estimé que Anthony Albanese "n'a pas pris les mesures adéquates pour protéger la communauté juive".