De nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban font un mort
Une frappe menée par l'armée israélienne dans le sud du Liban, ce dimanche 11 janvier 2026. - RABIH DAHER / AFP
L'armée israélienne a mené ce dimanche 11 janvier plusieurs frappes dans le sud du Liban, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation islamiste libanaise.
Ces raids interviennent après que l'armée libanaise a annoncé jeudi avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah pro-iranien au sud du Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024 entre Israël et le mouvement libanais.
Le ministère libanais de la Santé a affirmé qu'"une frappe de l'ennemi israélien sur une voiture à Bent Jbeil dans le sud du Liban a(vait) fait un mort".
Plusieurs frappes dans le sud du Liban
L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir frappé "un terroriste du Hezbollah" dans la région, "en réponse aux violations répétées par le Hezbollah des accords de cessez-le-feu" de fin 2024.
L'agence de presse libanaise Ani a affirmé que des "avions de combat" israéliens ont aussi frappé la localité de Kfar Hata, dans le sud du Liban, située au nord du fleuve Litani, faisant état "d'importants dégâts" sur des bâtiments.
L'armée israélienne avait émis plus tôt un "ordre d'évacuation" dans cette localité, avertissant qu'elle allait y attaquer "une infrastructure militaire" du Hezbollah. Plus tard, elle a indiqué avoir mené une frappe supplémentaire visant "un site souterrain utilisé pour le stockage d'armes appartenant au Hezbollah".
Ani a également rapporté une "série de frappes israéliennes violentes" sur d'autres localités, à Mahmudiyeh, al-Dimasqiyeh, al-Bureij et dans la région de Jezzine, sans signaler de victime. La majorité de ces localités se trouvent, comme Kafr Hata, au nord du Litani.
Le désarmement du Hezbollah
Dans un entretien accordé dimanche à la télévision d'État, le président libanais Joseph Aoun a estimé que les armes du Hezbollah avaient "dépassé leur raison d'être" en tant que moyen de dissuasion.
"Les conserver aujourd'hui est devenu un fardeau pour sa communauté et pour le Liban dans son ensemble", a-t-il déclaré, confirmant que "la décision a été prise" de désarmer le Hezbollah.
Le Liban est soumis à une forte pression des États-Unis pour désarmer le Hezbollah, sorti affaibli de sa guerre meurtrière de plus d'un an avec Israël.
Jeudi, l'armée libanaise avait affirmé avoir atteint "les objectifs de la première phase", au sud du Litani, de son plan de désarmement du mouvement chiite, qu'elle doit désormais étendre à l'ensemble du pays.
Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants", justifiant ainsi la poursuite des frappes qu'elle mène régulièrement dans le pays voisin en dépit du cessez-le-feu.
Paris avait de son côté "salué" des "annonces encourageantes des autorités libanaises", appelant à poursuivre "résolument" ce processus.












