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"On ne réalise pas tout ce qui se passe": la famille de Cyane, morte dans l'incendie de Crans-Montana, ne "comprend pas comment ça a pu arriver"

BFM Boris Kharlamoff et Théo Touchais
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Les proches de Cyane se demandent si elle a tenté de fuir par une porte de secours, située au fond du sous-sol du bar, qui était fermée à clé.

Elle fait partie des neuf Français morts dans l'incendie du bar, à Crans-Montana en Suisse, dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Cyane Panine, serveuse dans cet établissement, a péri dans les flammes à l'âge de 24 ans. Fille de commerçants de Sète, d'où elle est originaire, elle a fait sa scolarité dans le Gard.

Pour sa famille, c'est "le choc", cinq jours après le drame. "On ne réalise pas tout ce qui se passe. Je n'arrive pas à comprendre comment ça a pu arriver", raconte sa sœur ce mardi 6 janvier sur BFMTV.

"Je préfère me concentrer vraiment sur son hommage", poursuit-elle avant d'affirmer vouloir "faire en sorte que justice soit faite".

En Suisse, une instruction pénale a été ouverte contre le couple de Français propriétaires du bar pour "homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence".

Pourquoi l’identification des victimes de Crans-Montana prend plusieurs jours?
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"Je veux que plus jamais aucune maman du monde ne vive cette douleur et cette injustice. Si je parle aujourd'hui, c'est uniquement pour ça", ajoute Astrid Panine, la mère de Cyane Panine. Les proches de cette dernière étaient en Suisse pour identifier son corps. Selon eux, son corps a été retrouvé devant la porte de secours, située au fond du sous-sol. Celle-ci était fermée à clé. Auprès de BFMTV, ses proches se demandent si elle a tenté de fuir par cette issue.

Une enquête "miroir" en France pour accompagner les victimes et leurs familles

Ce lundi, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête dite "miroir". Son objectif: "servir de point d'entrée aux victimes et à leurs familles", a expliqué la procureure de la République de Paris Laure Beccuau sur BFMTV.

"Ce que l'on veut, c'est pouvoir tendre la main à ces victimes et à leurs familles", a-t-elle expliqué sur notre antenne. "On sait tous que des familles vont entreprendre un parcours de deuil, d'autres un parcours de soins (...) et on ne souhaite pas que le processus judiciaire soit un traumatisme qui vient rajouter au traumatisme", a poursuivi Laure Beccuau.

Selon le dernier bilan communiqué par les autorités suisses, l'incendie du bar a fait 40 morts, dont 20 mineurs, et 119 blessés.