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Le gouvernement américain dément le départ du chef de la police aux frontières, "membre clé" de l'administration Trump

BFM O.E avec AFP
 Le commandant de la police des frontières Greg Bovino répond aux questions lors d'une conférence de presse au Bishop Henry Whipple Federal Building, le 20 janvier 2026, à Minneapolis, dans le Minnesota.

Le commandant de la police des frontières Greg Bovino répond aux questions lors d'une conférence de presse au Bishop Henry Whipple Federal Building, le 20 janvier 2026, à Minneapolis, dans le Minnesota. - Stephen Maturen/Getty Images

Le monde selon Trump
Lundi, le magazine américain The Atlantic a rapporté que le chef de la police aux frontières, Greg Bovino, avait été démis de ses fonctions, une information aujourd'hui contredite par le gouvernement américain.

Le gouvernement américain a démenti, ce lundi 26 janvier, des informations de presse selon lesquelles le chef de la police aux frontières, Greg Bovino, l'un des symboles de la lutte acharnée menée par Donald Trump contre les migrants clandestins, avait été démis de ses fonctions.

Greg Bovino "n'a PAS été relevé de ses fonctions", a assuré sur X la porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure, Tricia McLaughlin, affirmant que le responsable était "un membre clé de l'équipe du président et un grand Américain".

Le magazine américain The Atlantic avait plus tôt rapporté que Greg Bovino avait été démis de ses fonctions de chef de la police aux frontières et allait retrouver son ancien poste en Californie, où il devrait prochainement prendre sa retraite.

"Super boulot"

Figure de la politique antimigrants du gouvernement, Greg Bovino avait provoqué l'indignation de l'opposition démocrate en défendant les méthodes de ses policiers après la mort de deux citoyens américains, tués par des agents fédéraux à Minneapolis (nord). Il avait notamment soutenu dimanche sur CNN que "les victimes, ce sont les agents", tout en vantant "la formation fantastique" et le "super boulot" de ces derniers qui "ont empêché de possibles tirs contre les forces de l'ordre" en abattant samedi Alex Pretti.

Donald Trump a multiplié lundi les gestes d'apaisement face à la vague d'indignation suscitée par la mort de cet infirmier de 37 ans, survenue près de trois semaines après celle de Renée Good, une Américaine du même âge, tuée par un policier de l'immigration (ICE).

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Confronté à des critiques, y compris dans son propre camp, quant à la ligne dure adoptée à Minneapolis, le président américain a notamment décidé de dépêcher sur place Tom Homan, le responsable de la politique d'expulsions massives de migrants menée par le gouvernement.