Mort d'Alex Pretti à Minneapolis: Donald Trump envoie son conseiller anti-immigration, le "tsar des frontières" Tom Homan

Le Maison Blanche réagit au drame. Donald Trump, dont la présidence est ébranlée par la mort d'Alex Pretti à Minneapolis (Minnesota) sous les balles de policiers fédéraux d'ICE, a annoncé lundi 26 janvier l'envoi sur place de son conseiller à l'immigration, Tom Homan, personnage clé de son administration.
"J'envoie Tom Homan dans le Minnesota ce soir. Il n'a pas été impliqué dans cette zone, mais il connaît et apprécie beaucoup de gens là-bas. Tom est sévère mais juste et il me rendra compte directement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
Symbole de la politique anti-immigration
Surnommé le "tsar des frontières", Tom Homan, 63 ans, est un élément central du gouvernement depuis plusieurs années, après avoir séduit le président américain par sa "méchanceté".
Ancien patron d'ICE, le service de l'immigration et des douanes des États-Unis, il incarne la brutalité de la politique anti-immigration du pays. Sous sa houlette, lors du premier mandat de Donald Trump, la police aux frontières a séparé des familles qui tentaient de franchir la frontière du Mexique en 2018. Environ 4700 enfants ont ainsi été arrachés de leurs parents et placés dans des refuges.
Auteur du livre Defend the Border and Save Lives (défendre les frontières et sauver des vies), Tom Homan affiche comme objectif: expulser tous les sans-papiers du sol américain.
"Il y a des gens qui meurent tous les jours à la frontière, c’est pour ça que je suis furieux et que le plus beau jour de ma vie, c'est la réélection de Trump: pour qu’il sauve des vies", a-t-il justifié quelques jours après l'élection du 47e président des États-Unis en janvier 2025.
Un contexte sous haute tension à Minneapolis
Face à l'émoi suscité par les morts d'Alex Pretti, samedi 24 janvier, et de Renee Good, mercredi 7 janvier, tous deux tués par des agents fédéraux lors des manifestations à Minneapolis, Donald Trump tente de reprendre le contrôle de la situation.
Les déclarations de la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, venue au secours des policiers fédéraux impliqués et mettant en cause les victimes, ont encore aggravé les tensions.
"Nous examinons la situation, nous passons tout en revue et nous rendrons une décision", a expliqué Donald Trump, qui a essayé de calmer la situation, dans les colonnes du Wall Street Journal.
Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, en conflit ouvert avec l'administration, a lui réclamé que l'enquête soit chapeautée par les autorités locales, et non fédérales. "On ne peut pas se fier à l'État fédéral", a-t-il affirmé, avant d'accuser l'ICE de semer "le chaos et la violence".













