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Les avocats de l'ex-président brésilien Jair Bolsonaro demandent à ce qu'il purge chez lui ses 27 ans de prison

BFM A.B avec AFP
Le président brésilien et candidat à sa réélection Jair Bolsonaro à Brasilia, le 17 octobre 2022.

Le président brésilien et candidat à sa réélection Jair Bolsonaro à Brasilia, le 17 octobre 2022. - EVARISTO SA / AFP

Les avocats de Jair Bolsonaro ont demandé à ce qu'il purge sa peine de 27 ans chez lui, alors qu'il est menacé d'une incarcération imminente. Il est actuellement assigné à résidence.

La défense de l'ex-président brésilien Jair Bolsonaro a demandé, ce vendredi 21 novembre, à la justice qu'il purge chez lui la peine de 27 ans de prison à laquelle il a été condamné pour tentative de coup d'État, en invoquant ses problèmes de santé.

Jair Bolsonaro, 70 ans, est assigné à résidence depuis août et est menacé d'une incarcération imminente.

Selon la requête adressée par ses avocats à la Cour suprême, une telle incarcération "aura de graves conséquences et représente un risque pour sa vie". Pour la défense, lui accorder de purger sa peine à domicile serait une mesure à "caractère humanitaire".

Un cancer de la peau

L'ex-président d'extrême droite (2019-2022) souffre notamment de séquelles d'un coup de couteau reçu à l'abdomen en 2018, et a été diagnostiqué en septembre d'un cancer de la peau.

La Cour suprême a formellement rejeté à la mi-novembre l'appel interjeté par Jair Bolsonaro de sa condamnation.

Mais sa défense a encore la possibilité de déposer des recours supplémentaires jusqu'en début de semaine. Elle a d'ores et déjà fait savoir vendredi qu'elle allait "déposer les recours appropriés".

Chef d'une "organisation criminelle"

L'ancien chef de l'État a été déclaré coupable en septembre d'avoir été le chef d'une "organisation criminelle" ayant conspiré pour assurer son "maintien autoritaire au pouvoir" après la victoire de son rival de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, lors du scrutin d'octobre 2022.

Selon le parquet, ce complot prévoyait l'assassinat de Lula et d'un juge de la Cour suprême chargé de l'affaire, Alexandre de Moraes. Mais il a échoué, faute de soutien de hauts responsables militaires.