Boualem Sansal de retour en France et reçu à l'Élysée après sa grâce par l'Algérie
L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal pose le 29 octobre 2015 à Paris - FRANCOIS GUILLOT © 2019 AFP
Gracié la semaine dernière par l'Algérie, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, qui se trouvait en Allemagne depuis sa libération de prison, est arrivé à Paris ce mardi 18 novembre, a indiqué son comité de soutien à BFMTV. Il a été reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron, indique la présidence.
"Le Comité de soutien international à Boualem Sansal salue avec une profonde émotion le retour en France de notre ami et compatriote", a déclaré son comité de soutien dans un communiqué. "Nous envoyons un salut fraternel à Boualem Sansal, ainsi qu'à sa famille qui a traversé avec dignité et courage cette épreuve longue, injuste et douloureuse."
"Il appartiendra désormais à l'écrivain de choisir le moment et les formats dans lesquels il souhaitera s'exprimer", a ajouté le comité.
Appel à la "libération immédiate de Christophe Gleizes"
L'auteur de 81 ans, emprisonné pendant un an en Algérie et au cœur d'une grave crise diplomatique entre Alger et Paris, a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui avait répondu favorablement à une demande des autorités allemandes. Avant de revenir en France, Boualem Sansal avait ainsi été transféré en Allemagne pour des soins médicaux. Ce dimanche 16 novembre, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot affirmait que l'écrivain était à l'ambassade de France à Berlin, et disait espérer son retour en France "dans les prochains jours".
En Algérie, Boualem Sansal purgeait une peine de cinq ans de prison notamment pour "atteinte à l'unité nationale".
Le comité de soutien de Boualem Sansal a également appelé, dans son communiqué, à la "libération immédiate de Christophe Gleizes, toujours détenu" en Algérie. Le journaliste français de 36 ans, collaborateur des magazines "So Foot" et "Society", a été condamné fin juin en première instance à sept ans de prison ferme en Algérie, notamment pour "apologie du terrorisme". Sa famille espère qu'il sera à son tour libéré à l'issue de son procès en appel le 3 décembre prochain.











