"Il est dans notre intérêt national d'aller plus loin": 10 ans après le vote du Brexit, Starmer plaide pour un alignement du Royaume-Uni "plus étroit avec le marché unique" de l'UE
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'adresse aux représentants des médias lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre albanais à la Kryeministria à Tirana le 15 mai 2025 - Adnan Beci
Le Premier ministre britannique Keir Starmer, très impopulaire et contesté au sein même des travaillistes, a assuré ce dimanche 5 janvier qu'il irait au bout de son mandat de cinq ans, après des rumeurs de manoeuvres pour le remplacer après des élections locales cruciales en mai.
Le chef du gouvernement, qui s'est déjà attelé à resserrer les liens avec l'Union européenne, s'est également dit prêt à s'aligner davantage sur le marché unique de l'UE, que le Royaume-Uni a quitté avec le Brexit.
"J'ai été élu en 2024 avec un mandat de cinq ans pour changer le pays, et c'est ce que j'ai l'intention de faire", a déclaré Kier Starmer lors d'une interview sur la chaîne BBC One.
Le travailliste a promis que davantage de Britanniques ressentiraient les effets positifs de sa politique en 2026, et estimé que des changements incessants de direction du pays n'étaient "pas dans l'intérêt général". Un an et demi après la victoire écrasante du Labour aux législatives, 76% des Britanniques ont une opinion défavorable de Keir Starmer, selon un sondage YouGov de décembre.
Starmer pour "un "alignement encore plus étroit avec le marché unique"
En parallèle, le parti anti-immigration Reform UK, dirigé par Nigel Farage, n'a cessé de monter en puissance, et devrait gagner de nombreux sièges en mai lors d'élections locales qui serviront de test en Écosse, au pays de Galles et dans certaines régions d'Angleterre. De quoi questionner le leadership de Keir Starmer, au sein même du Labour. Certains de ses responsables ont été accusés en novembre par des sources à Downing Street de manoeuvrer" afin de le remplacer.
Plusieurs noms ont été évoqués, dont celui du ministre de la Santé Wes Streeting, qui a démenti toute manoeuvre. Reform UK est aussi donné favori des prochaines législatives, prévues en 2029. Keir Starmer a affirmé dimanche que le pays serait "déchiré" si cette formation parvenait au pouvoir.
Interrogé sur une croissance économique qu'il peine à relancer, le chef de l'exécutif a estimé que le Royaume-Uni devait encore renforcer ses liens avec l'UE, près de six ans après le Brexit. "Je pense qu'il est dans notre intérêt national d'aller plus loin", a-t-il déclaré sur la BBC, disant envisager un "alignement encore plus étroit avec le marché unique".
Des discussions formelles sont déjà en cours entre Londres et Bruxelles sur un accord qui faciliterait le commerce des produits alimentaires et agricoles, qui pourrait à terme renforcer l'économique britannique. Le Premier ministre a toutefois écarté la possibilité que le Royaume-Uni revienne à l'union douanière, ou rétablisse la libre circulation.












