Après AstraZeneca, Merck et Novo Nordisk, au tour de Sanofi d'être exempté de droits de douane aux États-Unis (en contrepartie d'investissements massifs)

Le géant pharmaceutique français Sanofi annonce un accord avec l'administration américaine qui l'exempte de droits de douane pendant "trois ans" et s'engage en contrepartie à fournir aux Américains "un meilleur accès à des médicaments", selon un communiqué transmis vendredi soir.
"Sanofi a annoncé aujourd'hui (vendredi, ndlr) avoir conclu un accord avec l'administration du président Donald J. Trump pour garantir aux patients américains un meilleur accès à des médicaments plus abordables", annonce le fleuron français dans son communiqué.
Le groupe assure que l'accord "établit un cadre pour que les patients américains bénéficient de prix plus bas et exempte Sanofi de droits de douane". Cette exemption est prévue sur "une période de trois ans", précise-t-on.
"Cet accord volontaire et confidentiel, conclu avec le président Trump et les membres de son administration, répond aux quatre demandes formulées dans la lettre du président datée du 31 juillet 2025", ajoute-t-on de même source.
Ainsi, les programmes "Medicaid" des États américains auront "accès à certains médicaments Sanofi aux mêmes prix que ceux pratiqués dans d'autres pays à revenus élevés", ce qui "réduira les prix de 61 % en moyenne pour certains médicaments utilisés dans le traitement du diabète, des maladies cardiovasculaires et neurologiques, ainsi que du cancer".
En outre, "Sanofi proposera aux patients un accès à des médicaments à moindre coût via TrumpRx.gov et d'autres plateformes direct-au-patient", sans passer par des officines.
"Chez Sanofi, nous restons déterminés à collaborer avec les gouvernements du monde entier pour garantir que les médicaments innovants obtiennent la reconnaissance qu'ils méritent et soient accessibles aux patients", pointe Paul Hudson, directeur général de Sanofi, cité dans le communiqué.
Plusieurs laboratoires pharmaceutiques ont déjà signé des accords d'exemption avec l'administration américaine, dont le Britannique AstraZeneca (mais pas GSK), qui s'est engagé à réduire ses tarifs, le Danois Novo Nordisk ou l'Allemand Merck.
Fin septembre, le président américain avait annoncé que les États-Unis imposeraient une taxe de 100% sur tout médicament breveté importé à compter du 1er octobre, sauf si une entreprise construit une usine aux États-Unis.
Sanofi avait annoncé en mai dernier un investissement massif de l'ordre de 20 milliards de dollars d'ici 2030 aux États-Unis, où le groupe a réalisé près de la moitié de ses ventes en 2024.













