Ils sont désormais 59%: la majorité des pères ont pris la totalité de leur congé paternité après son allongement de 11 à 25 jours en 2021

Plus de la moitié des pères (59%) ont pris la totalité de leur congé paternité en 2022, un an après son allongement de 11 à 25 jours, selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined) publiée mercredi.
L'allongement de la durée du congé paternité "n'a pas entraîné de rupture dans l'évolution du taux de recours" au congé paternité, mais a "soutenu la tendance à la hausse amorcée" avant 2021, détaille l'Ined dans son bulletin mensuel d'information.
En plus des trois jours de congé de naissance obligatoires, les pères doivent prendre au moins 4 jours de congé paternité. 81% d'entre eux ont prolongé leur arrêt au-delà de cette semaine obligatoire entre 2021 et 2023, un nombre en constante augmentation depuis les années 2000.
Des disparités persistent
L'allongement du congé paternité visait à "développer les liens entre père et enfant, lutter contre l'inégale répartition des tâches domestiques et parentales dans le couple et réduire les inégalités professionnelles entre femmes et hommes", rappelle l'Ined.
Malgré la réforme de 2021, de "fortes disparités professionnelles persistent dans le recours au congé paternité", constate l'Ined.
Les pères en CDD, indépendants ou au chômage recourent beaucoup moins au congé paternité que les fonctionnaires ou les salariés en CDI dans le privé, qui sont environ neuf sur dix à prolonger leur arrêt au-delà de la semaine obligatoire.
La France reste loin de son voisin espagnol, où le congé paternité est le plus long de l'Union européenne avec 19 semaines, soit la même durée que le congé maternité.
En plus du congé maternité (16 semaines), paternité et d'adoption, un nouveau congé de naissance devrait entrer en vigueur à partir du 1er juillet en France. Pensé pour relancer la natalité, il a pour objectif de permettre aux parents de rester, s'ils le souhaitent, jusqu'à deux mois de plus auprès de leur enfant. Le montant d'indemnisation doit être fixé par décret, mais l'exécutif a d'ores et déjà indiqué qu'il s'élèverait à 70% du salaire net le premier mois et 60% le second.











