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HEC devient-elle un "Sciences Po bis" à 70.000 euros la scolarité? Le patron de la plus prestigieuse école de commerce française défend sa stratégie d'ouverture

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L'école de commerce HEC lance une nouvelle levée de fonds de 300 millions d'euros, avec l'objectif de rénover certaines de ses installations et poursuivre son ouverture sur le monde de la tech. Son directeur général vante la pluridisciplinarité enseignée par l'école

C'est une entreprise qui se développe. Un an après avoir clôturé la précédente campagne, l'école de commerce HEC a pour ambition de lever 300 millions d'euros, dont près de la moitié devrait être consacrée aux bourses et à "l'égalité des chances", a expliqué Eloïc Peyrache, le directeur général d'HEC, sur l'antenne de BFM Business.

"La campagne est divisée en deux. Il y a 200 millions pour la stratégie de l'école, les bourses, la recherche, l'innovation entrepreneuriale, et 100 millions pour réinventer notre campus", a-t-il détaillé.

Les travaux envisagés "pour les 50 prochaines années" portent sur la rénovation de certaines installations de ce campus de 130 ha.

L'école de commerce a récemment augmenté ses frais de scolarité, qui dépassent les 70.000 euros pour l'ensemble du cursus, une augmentation de 6% par rapport à l'année précédente.

Plus de sciences sociales

Pour autant, "HEC est extrêmement engagé pour des gens qui ne passeront jamais par l'école, assure-t-il. On va aider les lycéens avec des concours d'éloquence, on va aider les étudiants qui ne trouvent pas de stage, on accompagne des femmes vulnérables pour les aider à créer des boîtes... C'est un engagement social extrêmement fort".

Il évoque également l'importance d'élargir les domaines d'enseignement, en s'ouvrant aux sciences sociales et aux technologies.

Des évolutions qui peuvent faire penser à celles engagées par Sciences Po. HEC serait-elle en train de devenir un "Sciences Po bis" ?

"J'ai beaucoup de respect pour ce qu'ils font mais c'est une école extrêmement différente, assure Eloïc Peyrache. Pour être l'une des meilleures écoles de management du monde, il faut rester une école de management mais une école de management traversée par la pluridisciplinarité".

Géopolitique, économie, "beaucoup plus de tech", l'offre de formation évolue. Pour le patron d'HEC, "un étudiant qui sort d'une école de management doit parler le langage de la tech". Il évoque également les programmes d'entreprenariat, pour davantage "saisir les opportunités" des secteurs les plus porteurs.

Antonin Bergeaud, Prix du meilleur jeune économiste 2025 et professeur associé à HEC - 09/09
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