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BFM Awards 2025: découvrez le palmarès de la 21e édition de la cérémonie de BFM Business

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La 21e édition de la cérémonie des BFM Awards sur BFM Business s'est tenue le mardi 2 décembre. Elle a notamment récompensé Patrice Caine (Thales), Bastien Mancini (Delair), Stéphane Pallez (FDJ United) ou Paul du Saillant (EssilorLuxottica).

Qui pour succéder à Pascal Gauthier de Ledger, à Régis Schultz de JD Sports, à Maurice Lévy de Publicis ou encore à l'influenceur Inoxtag? À l'occasion de la 21e édition de la cérémonie des BFM Awards, qui s'est déroulée ce mardi 2 décembre sous la pyramide du Louvre, BFM Business a récompensé plusieurs cheffes et chefs d'entreprise qui ont marqué l'année 2025. Voici l'ensemble des lauréats de la soirée.

· BFM Award de la conquête à l’international

Cette année, le prix revient à Paul du Saillant, le directeur général délégué d'EssilorLuxottica. Le géant franco-italien de l’optique, qui se diversifie et revendique 300.000 partenaires à travers le monde, a réalisé un chiffre d'affaires en hausse à 6,9 milliards d'euros au troisième trimestre 2025, tiré par de très bons résultats en Asie (+10,5%) et surtout en Amérique du Nord (+12,1 %), malgré un contexte international marqué par le retour des droits de douane. Le groupe a bénéficié du lancement de nouvelles générations de lunettes connectées. Ses marques Ray-Ban et Oakley ont noué des partenariats avec Meta.

Autre bonne nouvelle pour EssilorLuxottica: fin septembre, ses verres Stellest, spécialisés dans la gestion de la myopie pour les enfants, ont obtenu une première autorisation de mise sur le marché aux États-Unis. Déjà vendus en Chine, où le groupe annonce une croissance "à deux chiffres", les verres Stellest constituent l'un des atouts de la société franco-italienne.

· BFM Award de la transformation digitale

Ce prix récompense Stéphane Pallez, la présidente-directrice générale de FDJ United. Cette dernière a conduit la mutation numérique de l'ex-Française des Jeux pour en faire un acteur européen des jeux et paris sportifs avec plus de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

FDJ United a notamment réalisé la plus grosse opération de son histoire l'an passé en rachetant le suédois Kindred, propriétaire du site de paris en ligne Unibet. "On va continuer à digitaliser notre business traditionnel, sur la loterie. Aujourd'hui, 15% de notre chiffre d'affaires se fait sur le digital, on pense qu'on en a encore sous le pied", a déclaré Stéphane Pallez.

· BFM Award entrepreneur de l'année

Ce prix a été décerné à André Einaudi, le président-directeur général du groupe Ortec. Cette ETI de services aux industries et au tertiaire, qui emploie aujourd'hui 15.000 salariés et a réalise plus 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2024. Sous la houlette d'André Einaudi, le groupe Ortec s'est particulièrement renforcé ces derniers mois, avec plusieurs acquisitions, en particulier dans le domaine nucléaire.

"Nous sommes dans les métiers dits de base: soudeurs, tuyauteurs, les robinetiers, les mécaniciens, les monteurs, les nettoyeurs, des électriciens, des chauffagistes. Tout ces métiers qui sont essentiels à l'industrie et que l'on devrait à mon avis mieux reconnaître. Et donc je profite de cette occasion pour les remercier et dire que cette récompense, c'est en grande partie grâce à eux", a déclaré André Einaudi, sur la scène du Louvre.

· BFM Award de la transmission familiale

Cet Award est décerné à Nathalie Jaoui, présidente-directrice générale du groupe Crit, et à son fils Joachim Jaoui, directeur de l’innovation digitale au sein de la même société. En 2025, ce groupe leader de l'interim et des services aéroportuaires a finalisé la transmission générationnelle du contrôle familial, conformément à la volonté de son fondateur, Claude Guedj, décédé en 2022.

À cette date, sa fille, Nathalie Jaoui a pris les rênes du groupe, après avoir occupé le poste de directrice financière. Son fils, Joachim Jaoui, âgé de 33 ans et diplômé de l’EM Lyon, a intégré l’entreprise familiale en 2019 et s'occupe de l’innovation digitale. Ce dernier devrait prendre la suite.

· BFM Award de la révélation de l'année

Le prix a été remis à Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, pionnier des exosquelettes de marche pour les personnes à mobilité réduite. En 2025, l’entreprise a franchi une étape majeure: une levée de fonds de 75 millions d’euros et un partenariat stratégique avec Renault pour accélérer le déploiement de robots humanoïdes.

"Notre vision, c'est d'avoir des exosquelettes qui font marcher des gens qui ne marchent pas dans toutes les villes du monde. Et maintenant d'équiper toutes les usines du monde, parce qu'il y a beaucoup de jobs qui sont pénibles et dangereux. Surtout, la démographie est un mur qui nous arrive dans la figure et (...) on a besoin de robots européens", a expliqué Jean-Louis Constanza, en recevant son prix.

· BFM Award des territoires

Ce prix récompense Bastien Mancini, président et cofondateur de Delair, pépite toulousaine spécialisée dans le domaine des drones. Lancée en 2011, Delair est désormais une entreprise de 215 collaborateurs en forte croissance. Après un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros l'an passé, elle a un objectif de 50 millions d'euros pour 2025 et 80 millions d'euros en 2026. Les drones de Delair équipent des clients comme la SNCF (pour la surveillance des voies ferrées), l’armée française, et sont même déployés en Ukraine.

Désormais à l’étroit dans son site historique de Labège, près de Toulouse, la société envisage un déménagement, sans pour autant quitter la région. "On est dans un domaine où la croissance est très très rapide. On n'a pas peur de grandir, il faut qu'on grandisse pour être compétitif", a déclaré Bastien Mancini, lors de la cérémonie des BFM Awards.

· BFM Award du manager de l'année

Cette année, le prix le plus attendu de la soirée a été décerné à Patrice Caine, le président-directeur général de Thales. Dix ans après son arrivée à la tête du groupe d’aéronautique et de défense, le polytechnicien devrait boucler un exercice 2025 particulièrement réussi. Sur les six premiers mois de l’année, Thales a enregistré pour 10,4 milliards d'euros de commandes, nettement plus que les attentes. Son activité est portée par la défense et par l'aérospatiale, en particulier par les équipements électroniques embarqués dans les avions (comme les écrans de divertissement embarqués).

Sur scène, il a mis l'accent sur la nécessité d'un réveil européen. "L'Europe c'est un grand marché intérieur, c'est beaucoup de clients, c’est une dynamique, c’est une prise de conscience dans la défense aussi. On voudrait que ça aille plus vite mais ça progresse."