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"L'IA va métamorphoser le travail": Marylise Léon (CFDT) juge "urgentissime d'avoir un vrai débat" sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les entreprises

BFM Business J. Br. avec AFP
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Invitée sur France Inter, la secrétaire générale de la CFDT a appelé au "dialogue social" dans les entreprises au sujet de l'intelligence artificielle, qui va "métamorphoser le travail".

Face à l'impact croissant de l'intelligence artificielle sur l'emploi, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a jugé samedi "urgentissime" d'en faire un objet de dialogue social dans les entreprises, estimant qu'il n'y a "pas de déterminisme technologique" mais des choix d'organisations, lors d'une interview sur France Inter.

"J'entends régulièrement que l'IA va supprimer des emplois, mais ce n'est pas l'IA qui supprime des emplois, ce sont les entreprises qui l'utilisent et décident dans leur organisation, dans un réflexe souvent pavlovien, de faire des gains de productivité", a déclaré Marylise Léon.
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Jugeant "urgentissime d'avoir un vrai débat sur l'usage de l'IA" et "la façon dont ça va métamorphoser le travail et l'ensemble des métiers", Marylise Léon a indiqué que la première confédération syndicale "veut en faire un objet de discussions et de dialogue social". Dans les entreprises, l'IA "se déploie, un peu avec la stratégie du fait accompli - car ce sont aussi des technologies que les salariés utilisent dans un cadre personnel -, et beaucoup d'employeurs courent un peu après cette technologie et considèrent que cela ne doit pas faire l'objet d'un dialogue social", selon elle.

"Pas de déterminisme sociologique"

Mais l'IA va provoquer "des créations d'emplois, des disparitions d'emplois et transformer tous les métiers, donc il y a urgence à assurer cette transition. On ne peut pas dire qu'on va passer d'une étape A à une étape B et qu'on verra, au bout du bout, qui continuera d'être présent dans l'entreprise", a-t-elle insisté. La dirigeante de la CFDT a par ailleurs estimé qu'il n'y avait pas "de déterminisme technologique".

"Ce sont les organisations du travail qui décident et s'adaptent. Donc la place des humains dans ces transformations est fondamentale et doit être discutée avec les représentants du personnel", a poursuivie Marylise Léon.

Plusieurs grands groupes ont annoncé ces derniers jours des suppressions d'emplois en France, notamment en lien avec l'essor de l'intelligence artificielle. La Société Générale a annoncé jeudi la suppression de 1.800 postes en France d'ici fin 2027, expliquant qu'il fallait "renforcer l'automatisation et l'usage de l'intelligence artificielle".

Le géant français des services informatiques Capgemini a annoncé mardi envisager "jusqu'à 2.400 suppressions de postes", avec la volonté de "se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l'accélération des mutations technologiques, notamment l'intelligence artificielle".