Le Prix Nobel 2013 de littérature décerné jeudi

L'Américaine Joyce Carol Oates et le Japonais Haruki Murakami sont souvent cités comme favoris pour le Nobel de Littérature 2013. - -
Jeudi, le secrétaire perpétuel de l'Académie suédoise ouvrira la porte de la salle de la Bourse et annoncera le nom du lauréat du prix Nobel 2013 de littérature. On parle déjà du Japonais Haruki Murakami ou de l'Américaine Joyce Carol Oates.
Mais les experts parient aussi sur d'autres femmes, citant volontiers l'écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch, ou la romancière algérienne Assia Djebar. Au total, 195 auteurs ont été nommés, dont 48 pour la première fois, a simplement consenti à dévoiler la Fondation Nobel.
L'éditeur suédois Svante Weyler, cité par l'AFP, estime que "l'Académie prend un certain plaisir à surprendre, à agir de manière un peu irrationnelle". Pourtant, selon lui, après l'attribution du Nobel au Chinois Mo Yan en 2012, deux choix s'offrent à elle cette année. Soit elle récompense quelqu'un qui ne peut être soupçonné de faire de la politique, soit un auteur engagé politiquement, mais sans que cet engagement puisse faire l'objet d'une controverse dans le monde occidental.
Les noms des poètes Ko Un (Corée du Sud) et Adonis (Syrie) et des romanciers Philip Roth (Etats-Unis) et Ismaïl Kadaré (Albanie) reviennent aussi avec insistance; ces multiples pistes traduisent le mystère dont l'Académie sait entourer son verdict.
Un lauréat à la sagesse de l'âge mûr
Sur le site des paris en ligne Ladbrokes, Haruki Murakami se maintient en tête des favoris "nobélisables" en littérature, devant Joyce Carol Oates, le Hongrois Peter Nadas et le Norvégien Jon Fosse, dont les noms circulent depuis déjà plusieurs années. L'écrivain japonais, dont les oeuvres ont été traduites dans une quarantaine de langues, est révéré dans le monde entier pour ses récits finement ouvragés, souvent fantastiques, sur l'absurdité et la solitude de la vie moderne, sur fond de pop culture.
Pour les élèves de Rinkebyskolan, un collège d'un quartier défavorisé de Stockholm qui reçoit chaque année le lauréat du Nobel de littérature, Haruki Murakami "n'a pas besoin d'avoir écrit beaucoup de livres".
Le mystère sera levé jeudi en fin de matinée. Pour Svante Weyler, l'âge élevé du vainqueur est la seule chose qui ne fasse aucun doute. "En littérature, on est rarement très bon avant d'être vieux, s'amuse-t-il. C'est le contraire des mathématiques, où l'on fait toutes ses découvertes avant d'avoir 25 ans".











