BFM Côte d'Azur

Assassinat de Mehdi Kessaci: face au "narcoterrorisme", Christian Estrosi demande l'intervention de l'armée

BFM Côte d’Azur Mathias Fleury
placeholder video
Téléchargez la nouvelle application BFM
Quelques jours après le meurtre de Mehdi Kessaci, Christian Estrosi a réitéré son appel à l'intervention de l'armée dans les quartiers gangrénés par le "narcoterrorisme", ce lundi 24 novembre, sur BFM Nice Côte d'Azur.

Ce mercredi 19 novembre, sur ses réseaux sociaux, Christian Estrosi demandait "le déploiement immédiat de l'armée" pour lutter contre le "narcoterrorisme". Invité de BFM Nice Côte d'Azur ce lundi 24 novembre, le maire de Nice a confirmé ses propos.

L'édile estime que plusieurs quartiers de l'hexagone sont dans une situation où "il y a presque un état de guerre" en raison du trafic de drogues.

"Ce qui se passe à Marseille peut arriver jusqu'ici"

"Si je regarde Nantes, certains quartiers de Toulouse, des arrondissements parisiens, la plupart du territoire de la Seine-Saint-Denis... On est sur une situation équivalente", juge-t-il au micro de BFM Nice Côte d'Azur, tout en admettant que "la guerre du narcotrafic, elle est partout en Europe".

Quelques jours après l'assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, pour lequel l'implication de la DZ Mafia est soupçonnée, Christian Estrosi a qualifié l'organisation criminelle de "milice presque militarisée, structurée, organisée, avec des réseaux extrêmement violents et dangereux".

Il estime que la DZ Mafia essaie "d'imposer sa loi sur des territoires de la République" et indique que des "tentatives" d'installation à Nice ont eu lieu. "Ce qui se passe à Marseille peut arriver jusqu'ici", poursuit ainsi le maire candidat à sa réélection.

"Où est-ce qu'il y a des forces nécessaires pour pouvoir faire en sorte que ça ne revienne pas? C'est dans l'armée", affirme Christian Estrosi, qui y voit là une réponse adaptée au "actes de 'narcoterrorisme'".

L'élu veut une "réponse claire" et souhaite que "la force sentinelle", déployée sur le territoire, soit mise "au service de l'occupation des points de deal". Sur ses réseaux sociaux, l'édile déclarait qu'il fallait "agir" contre le narcotrafic "avec la même détermination" que face au "terrorisme islamiste".