BFM

Une alerte à la bombe à BFMTV, le bâtiment évacué deux heures et le direct coupé

BFM La rédaction de BFMTV
placeholder video
Les locaux du groupe RMC BFM, situés dans le 15e arrondissement de Paris, ont été évacués ce samedi 15 novembre après-midi et les directs des antennes suspendus après une alerte à la bombe. Après le déploiement d'équipes cynophiles, la levée de doute est intervenue deux heures plus tard.

Toute la rédaction de BFMTV et RMC, située dans le 15e arrondissement de Paris, a été évacuée ce samedi 15 novembre après la réception par la police parisienne d'un message menaçant, et le direct coupé. Dans ce message, reçu à 14h27 par un commissariat parisien, un individu anonyme affirmait avoir déposé des engins explosifs et menaçait de faire sauter le bâtiment à 15h20.

Ce message, qui accuse notamment la chaîne de "propagande", a été jugé suffisamment crédible. La préfecture de police de Paris a ordonné de boucler le quartier, compte tenu du plan Vigipirate urgence attentat et de la date, à savoir deux jours après les commémorations du 13-Novembre. 

La direction BFMTV a décidé d'évacuer le bâtiment, et l'alerte incendie a retenti autour de 15h20. Les salariés de SFR, qui partagent les mêmes locaux, ont aussi été évacués. 

Des menaces "prises très au sérieux"

Un périmètre de sécurité a vite été établi et les routes ont été coupées. Des démineurs ont été dépêchés sur place. Cinq équipes cynophiles, avec des chiens renifleurs d’explosifs, ont sillonné les locaux, étage par étage.

L'alerte a été levée à 17h35. Les salariés ont pu réintégrer le bâtiment et le direct a pu reprendre.

"Ce type d'alertes, qui s'avèrent dans une majorité des cas être fausses, par appel ou déclaration en ligne malveillants, visant des établissements culturels, scolaires ou d'accueil du public (comme les gares ou aéroports), sont pris très au sérieux par les services de la préfecture de Police. Des levées de doute sont effectuées et des enquêtes systématiquement ouvertes pour identifier les auteurs", a rappelé la préfecture de police, jointe par BFMTV.

Pour rappel, une fausse alerte à la bombe, pour un majeur ou un mineur, est passible d'une peine de deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende.