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Les quatre corps retrouvés sous l'église de Saint-Sauveur, dans les Hautes-Alpes, datent du 19e siècle

BFM DICI Loïc Guerringue
L'église de Saint-Sauveur dans les Hautes-Alpes a été interdite d'accès après la découverte de squelettes humains sous le plancher.

L'église de Saint-Sauveur dans les Hautes-Alpes a été interdite d'accès après la découverte de squelettes humains sous le plancher. - Arnaud Veyret

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L'analyse archéologique a permis de dater approximativement les squelettes retrouvés début novembre sous l'église de Saint-Sauveur dans les Hautes-Alpes.

Les quatre corps retrouvés sous l'église de Saint-Sauveur, dans les Hautes-Alpes, le 6 novembre, datent du 19e siècle, a appris BFM DICI ce jeudi 4 décembre de la procureure de la République de Gap.

Une analyse archéologique qui doit être confirmée

Des ouvriers de la mairie de Saint-Sauveur avaient fait cette découverte sous le plancher de l'église après l'intervention des pompiers, un homme s'est blessé, alors que la nacelle sur laquelle il était perché s'était enfoncée dans le plancher.

Le plancher brisé laisse alors apparaître les quatre corps. Dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Gap, un archéologue de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) a rendu les conclusions de cette première analyse qui a permis de d'établir que ces quatre squelettes datent probablement du 19e siècle.

"Les individus ont des âges différents", précise la procureure de la République de Gap Marion Lozac'hmeur. "Il y a des enfants, des adultes et des personnes âgées", dit-elle.

Des trous retrouvés dans plusieurs crânes

Trois des quatre corps découverts ont été retrouvés avec des trous au niveau du crâne, à l'origine encore incertaine.

Ces trous peuvent représenter "des lésions dû à la conservation des corps", déclare le parquet. Autre hypothèse, des travaux opérés sur le plancher de l'église auraient pu également percer les squelettes sous l'édifice. Pour un d'entre eux, un abcès dentaire a pu atteindre l'os.

Ces ossements vont maintenant être confiés à une anthropologue lésionnelle de la DRAC. Cette dernière doit confirmer les analyses menées.