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Alpinistes morts dans l'Himalaya: le grimpeur briançonnais inhumé ce samedi

BFM DICI H.R. avec AFP
Photo du site au Népal où trois alpinistes français ont disparu, diffusée le 31 octobre 2021 par la Kailash Helicopter Services (PHOTO d'ILLUSTRATION)

Photo du site au Népal où trois alpinistes français ont disparu, diffusée le 31 octobre 2021 par la Kailash Helicopter Services (PHOTO d'ILLUSTRATION) - - © 2019 AFP

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Gabriel Miloche faisait partie des trois alpinistes décédés à la suite d'une avalanche au Népal fin octobre. Les cérémonies d'inhumation de ses compagnons, Louis Pachoud et Thomas Arfi, se tiendront ces lundi et mardi.

Gabriel Miloche, alpiniste originaire de Saint-Martin-de-Queyrières (Hautes-Alpes) et mort dans une avalanche au Népal fin octobre, a été inhumé ce samedi à Briançon.

Les cérémonies d'inhumation de ses deux compagnons alpinistes avec qui ils formaient un groupe se dérouleront ces lundi et mardi, a annoncé jeudi soir le Groupe Excellence d'Alpinisme National (GEAN).

"Les corps de Thomas, Gabriel et Louis ont été rapatriés en France. Ils reposeront près de leurs proches, à Nice, dans le Briançonnais et à Chambéry, près de leurs montagnes préférées", écrit le GEAN, dont étaient membres les trois victimes, dans un post sur Facebook, relayé par le Dauphiné Libéré.

"Nous remercions du fond du cœur toutes les personnes qui ont permis cela (secouristes népalais et français, gouvernement français et népalais, Fédération française des clubs alpins et de montagne...) Ainsi que toutes les personnes qui nous ont soutenus, nous et leurs familles dans ces moments difficiles", ajoute-t-il, avant de détailler les dates et lieux des trois cérémonies d'enterrement.

Disparition durant une ascension

Louis Pachoud, Gabriel Miloche et Thomas Arfi, âgés de 27 à 34 ans, avaient disparu le 26 octobre à la suite d'une avalanche pendant leur ascension de la face ouest du Mingbo Eiger, qui culmine à 6.070 mètres d'altitude.

De premières reconnaissances avaient permis de localiser leurs traces jusqu’à 5.900 m d'altitude, alors qu'ils avaient, semble-t-il, fait demi-tour à une centaine de mètres avant le sommet. 

Les corps des trois hommes, membres du GEAN, la formation d'élite de la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM), avaient été retrouvés le 8 novembre dans la zone de l'avalanche par une équipe de secours népalaise.

14 experts français mobilisés

Une équipe française de 14 personnes composée de gendarmes, d'experts et d'un chien d'avalanche venait d'être dépêchée sur place pour participer aux recherches. 

Les trois alpinistes faisaient partie d'une équipe arrivée fin septembre, dans la région du Khumbu et de l'Everest, dans le but de gravir différents sommets culminant à 5.000 et 6.000 m, au sud de l'Ama Dablam (6.814 m).

L'Himalaya attire des sportifs du monde entier, la plupart durant le printemps, période de beau temps de fin avril à fin mai. Selon les experts, la saison septembre-novembre est plus dangereuse en raison des vents violents et des températures plus basses, et à cette période les plus hautes montagnes du monde ne voient en général qu'un petit nombre de grimpeurs risquer l'ascension.