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L'entourage de Sébastien Lecornu parle d'un "échange franc et constructif" avec Bruno Retailleau

L'entourage de Sébastien Lecornu parle d'un "échange franc et constructif" avec Bruno Retailleau

Sébastien Lecornu a présenté ce lundi 6 octobre sa démission à Emmanuel Macron qui l'a acceptée. Le chef de l'État a donné 48 heures au Premier ministre démissionnaire pour "mener d'ultimes discussions avec les forces politiques". Bruno Retailleau était reçu ce mardi par Sébastien Lecornu, deux jours après avoir affirmé que "la composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise".

Un micro devant le perron de Matignon, avant l'allocution de Sébastien Lecornu annonçant sa démission, le 6 octobre 2025.

Crise politique

Depuis la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron le 8 juillet 2025, la France est prise au coeur d'une crise politique et institutionnelle. En l'espace d'un an et demi trois Premier ministre ont été nommés par le président de la République à l'issue des élections législatives, qui ont constitué un hémicycle morcelé, sans majorité absolue. Après la chute des gouvernements Barnier et Bayrou, Sébastien Lecornu, en poste à Matignon depuis moins d'un mois a démissionné. Le Premier ministre, le plus éphémère de la Ve République, a estimé que "les conditions n'étaient plus remplies" pour rester en poste, déplorant "les appétits partisans" qui ont entraîné l'implosion de son gouvernement, après les critiques de Bruno Retailleau. Ce dernier, pourtant reconduit au ministère de l'Intérieur a déploré "un gouvernement qui ne reflète pas la rupture promise".

Après ses discussions avec le socle commun concentrées sur le budget et la Nouvelle-Calédonie, Sébastien Lecornu convie les différences forces politiques entre cet après-midi et demain matin

Après ses discussions avec le socle commun concentrées sur le budget et la Nouvelle-Calédonie, Sébastien Lecornu convie les différences forces politiques entre cet après-midi et demain matin

Dans un communiqué, Matignon indique à la suite de la réunion des membres du socle commun que "le Premier ministre démissionnaire a proposé de concentrer les discussions sur deux priorités qui s’imposent à l’ensemble de la classe politique": l’adoption d’un budget pour l’Etat et pour la sécurité sociale et l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Il convie l'ensemble des autres forces politiques à Matignon pour poursuivre "les discussions" entre cet après-midi et demain matin.