Yonne: la série documentaire "La conspiration du silence" revient pour une ultime saison

Monique Olivier et Michel Fourniret, en 2008 à Charleville-Mezieres (Ardennes). - FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Avec plus de 1,8 million de spectateurs sur france.tv et lors de ses diffusions sur France 2 et France 3 Bourgogne-Franche-Comté, "La conspiration du silence" revient dès ce vendredi pour sa troisième et ultime saison.
Cette série documentaire, qui revient sur l'affaire des disparues de l'Yonne, a mis en lumière, lors de ses deux précédentes saisons, les manquements qui ont entouré l'enquête sur les crimes d'Émile Louis, le suicide du gendarme Jambert et l'affaire Dunand. Cet épilogue que le public pourra découvrir le 17 novembre se focalise quant à lui sur les meurtres perpétrés par Michel Fourniret et Monique Olivier, et les crimes du pédophile de Venouse, Michel Garnier.
Des archives pour la plupart inédites et des témoignages vont ponctuer cette saison qui fera l'objet d'une soirée spéciale, dimanche sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté et france.tv à partir de 21h05. Un "marathon" sera proposé au public avec la diffusion des quatre épisodes, suivie d'une émission présentée par Elsa Bezin, qui sera notamment entourée de Vincent Hérissé et Thierry Fournet, les deux réalisateurs. L'occasion pour eux de revenir sur la genèse de ce projet, mais aussi sur les obstacles rencontrés lors de sa mise en chantier.
Le silence est un crime
Les quatre épisodes de 45 minutes aborderont trois meurtres reconnus par Michel Fourniret et Monique Olivier, détaille France Bleu Auxerre, mais aussi l'affaire du pédophile Michel Garnier dans la commune de Venouse qui aurait fait une centaine de victimes entre 1960 et 2002.
Parmi celles-ci, Jérôme Nozet, qui s'est battu face au silence de tous ceux qui savaient et qui n'ont rien dit. Pour Thierry Fournet, "Jérôme Nozet est tout à fait exemplaire dans son combat mais d'autre part, il est victime de cette conspiration du silence qui fait qu'à chaque fois qu'il veut dénoncer ce qu'il s'est passé, on ne l'écoute pas". Ce n'est pas un complot, souligne le réalisateur, "c'est vraiment un manque de courage, une lâcheté qui fait qu'on ne parle pas. On a l'impression que le fait de parler de nouveau de ces problèmes-là donne une mauvaise image du département, alors que ce n'est pas le fait d'en parler qui donne une mauvaise image, c'est le fait que ça ait existé."











