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Var: la mobilisation des taxis continue ce mardi, le péage de Bandol toujours bloqué

BFM Var Maïwenn Furic
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La manifestation des taxis au péage de Bandol se poursuit jusqu'au mardi 3 décembre dans l'après-midi. Le préfet appelle à emprunter des itinéraires de substitution.

Le péage de Bandol, sur l'A50, restera occupé toute la nuit, et jusqu’à mardi 3 décembre à 14h30. Les chauffeurs de taxi varois ont commencé à bloquer les lieux très tôt le lundi matin, et protestent contre la nouvelle convention de l'Assurance maladie sur la tarification du transport de personnes malades à l'hôpital.

Le préfet du Var appelle à la plus grande vigilance et à "l'usage des itinéraires de substitution". Toutes les voies du grand péage sont bloquées, à l'exception de la voie de droite.

Le petit péage, qui donne accès à la ville de Bandol est, lui, de nouveau accessible. Des difficultés de circulation sont donc à prévoir sur l'A50 en direction de Toulon, après l'entrée 11 à la Cadière d'Azur. Et en direction de Marseille, après l'entrée 12.1 à Oullioules.

"-40% c'est impossible"

Les chauffeurs attendaient l'issue de la réunion qui se déroulait ce lundi à la CPAM en présente de leurs syndicats, pour faire le choix de cesser, ou non, la mobilisation. Celle-ci ne semble donc pas avoir été concluante. Tous craignent un tarissement de cette source de revenu et la disparition à terme de 40.000 chauffeurs dans toute la France.

"On se bat contre une baisse de la tarification de l'ordre de 40% sur la nouvelle convention qu'on nous demande de signer avant le 5 décembre", explique Gérald Delzechi, chauffeur de taxi à Toulon. Pour lui, le résultat serait dramatique: "cette baisse sur le quotidien, c'est tout simplement la faillite, des courses qui ne seront plus du tout rentables."

Et d'ajouter: "C'est une offre qui est méprisante, car n'importe quel comptable, n'importe quelle personne, comprend aisément que moins 40% c'est impossible."

Sur le plateau de BFM Toulon Var, le préfet Philippe Mahé avance qu'il n'y a pour l'instant aucun dégât important à déplorer sur le péage de Bandol. Il appelle à une tolérance réciproque: à l'égard de celles et ceux qui manifestent et à l'égard des usagers fortement ralentis.

Il souligne que l'essentiel est que "les véhicules d'urgence puissent circuler et qu'il n'y ait pas de mise en danger d'un certain nombre de personnes dont le transport vers les hôpitaux serait nécessaire".