"On dirait qu’il y a eu le feu ": le massif des Maures envahi par une espèce invasive de papillon

En cette période estivale, une espèce de papillon a envahi une partie du Var, notamment dans le massif des Maures. Au total, près de 1 .200 hectares ont été touchés par cette espèce, connue sous le nom de Bombyx disparate, qui s’attaque particulièrement aux chênes.
"Il y a des endroits, on dirait qu’il y a eu le feu. C’est ça qui m’a un peu alerté et qui m’a fait dire que c’était embêtant. Ce phénomène-là, il faut arriver à l’éradiquer", déclare à BFM Toulon Var Régis Scarrone, vigneron et propriétaire du Domaine des Trois Chênes, quartier des Borrels à Hyères.
Des solutions pour limiter les dégâts
Pour diminuer les dégâts de cette espèce en pleine prolifération, des solutions comme le baccilus, un traitement biologique, sont utilisées pour freiner son expansion. Régis Scarrone ne s’y oppose pas, mais souhaite savoir "comment le passer et l’appliquer" pour ce produit souvent utilisé "dans l’agriculture biologique".
"Après, il y a des pièges à papillon qui sont assez efficaces. Par contre, il faut en mettre beaucoup et c'est assez onéreux, il faut voir comment on le met en place", poursuit-il.
Bien que l’espèce soit impressionnante par sa taille, ressemblant à de gros papillons de nuit, Dominique Guicheteau, ingénieur écologue pour le département du Var, se veut rassurant. Cette présence massive n’est pas alarmante pour la biodiversité.
"Aucun risque pour la santé publique"
"Sur certaines périodes, tous les 8 à 15 ans, il y a une explosion de densité de population de ce papillon-là et les chenilles vont consommer essentiellement du chêne. Il peut être défolié complètement, mais le chêne a la particularité d’avoir un pivot, une racine très profonde, et il tient le coup", précise le spécialiste.
Selon la ville de Hyères, particulièrement touchée et désireuse de rassurer sa population via son compte Facebook, leur invasion s’atténuera "avec le temps grâce à leurs nombreux prédateurs", qu’il s’agisse des oiseaux, des chauves-souris ou encore des scarabées.
Elle ajoute également que les chenilles de cette espèce ne sont pas "urticantes et ne présentent aucun risque pour la santé publique, contrairement aux chenilles processionnaires".
Concernant l’invasion du Bombyx disparate, celle-ci devrait se poursuivre jusqu’à mi-juillet dans le département.













