Grasse: un Ehpad accusé de mauvais traitements après le décès d'une pensionnaire de 80 ans

Vive émotion à l'Ehpad Sophie de Grasse (Alpes-Maritimes) après le décès d'une pensionnaire âgée de 80 ans. L'enquête de la police judiciaire a conclu à un suicide après la défenestration de la pensionnaire.
Une mort qui a beaucoup affecté l'établissement surtout depuis la dégradation des conditions de prises en charge, selon Nice-Matin.
Entre manque de personnel, aides-soignantes irrespectueuses, soins approximatifs et mauvaise nourriture, les résidents et leurs familles ont pris la parole anonymement dans un courrier pour dénoncer des conditions de vie difficiles.
Certaines familles obligées de faire la toilette
Sur la mauvaise qualité de soins, des résidents dénoncent des "médicaments mal distribués, pas distribués ou donnés à une autre personne. Pour les mal-voyants, on retrouve parfois les cachets à terre". Certains résidents ont parfois traîné dans les couloirs en chemise de nuit, à la recherche d’aide, et certaines familles ont été obligées de faire leur toilette!"
Le fils d'une pensionnaire témoigne: "En début d’année, ils ont viré l’ancienne directrice, et beaucoup de personnel a quitté l’établissement avec elle. Depuis, il y a de plus en plus de problèmes, à tous les niveaux: le personnel, parfois vacataire et en sous-effectif, parle mal aux résidents et des erreurs de médication, il y en a tous les jours!"
Des dysfonctionnements qui gênent alors que le prix d'une chambre pour les résidents dans cet établissement varie de 3000 à 4000 euros par mois.
Un médecin et une infirmière en cours de recrutement
Du côté du groupe EMERA, propriétaire de l'établissement, une réunion exceptionnelle sur le cas de cet établissement va être organisé mardi 12 septembre. Dans la foulée du décès de la pensionnaire le 26 août dernier, le groupe s'était exprimé via un communiqué limpide: "La direction et l’ensemble des collaborateurs, profondément affectés, s’associent à la douleur de la famille et des proches."
Selon Aline Rimasson, directrice opérationnelle du groupe dépêché sur cette situation, une cellule de crise a bien été mise en place pour suivre la situation. Elle justifie cette situation compliquée par une difficulté à trouver du personnel dans le secteur. Toujours selon Nice-Matin, un médecin et une infirmière supplémentaire seraient "en cours de recrutement".













