Humane AI Pin: les retours quotidiens dépassent désormais les ventes

Présenté comme le "smartphone du futur", l’AI Pin de la startup Humane ne séduit pas. Critiqué par la presse américaine, ce gadget disponible aux Etats-Unis depuis avril n’a également pas convaincu ses acheteurs. Selon le média américain The Verge, qui a obtenu des données de vente internes, les retours ont commencé à affluer peu après le lancement de l’AI Pin.
Plus inquiétant encore, les retours quotidiens de cet appareil ont dépassé les ventes entre mai et août. A ce jour, environ 10.000 exemplaires ont été vendus pour environ 3.000 retours. Autrement dit, près de 7.000 exemplaires sont encore entre les mains de leurs acheteurs. Près de 1.000 achats ont également été annulés avant leur expédition.
Un déchet électronique
Alors que l’AI Pin et les accessoires de Humane ont rapporté un peu plus de 9 millions de dollars à la startup, plus d’un million de dollars de produits ont été retournés. Humane espérait vendre environ 100.000 exemplaires au cours de la première année, mais cet objectif semble s’éloigner au vu des retours.
Face à ces difficultés, la startup, qui est à la recherche d'un acheteur, s’est défendue en affirmant qu’il y avait des inexactitudes dans les informations rapportées par The Verge, "y compris les données financières". "Nous n’avons rien d’autre à fournir, car nous ne commentons pas les données financières, et nous en référons à notre conseiller juridique", a déclaré Zoe Cuccias, porte-parole de Humane.
Le média américain mentionne cependant un autre problème avec les retours. Lorsqu’un client renvoie un AI Pin, il n’est pas possible de le remettre à neuf. L’appareil, qui ne peut pas être revendu, devient ainsi un déchet électronique. Un problème lié au fait qu’un abonnement à l’opérateur T-Mobile est nécessaire pour que l’AI Pin fonctionne correctement, empêchant de le réaffecter à un nouvel utilisateur une fois qu’il a été attribué à quelqu’un.
D’après une source de The Verge, Humane espère pouvoir résoudre ce problème un jour, raison pour laquelle elle ne s’est pas débarrassée des exemplaires retournés.