Pour son entrée en bourse, Uber vise une valorisation de 120 milliards de dollars

Dara Kosroshahi, CEO d'Uber, aurait séduit Goldman Sachs et Morgan Stanley pourraient encadrer l'IPO - Jerod Harris - AFP
Actuellement, Uber est la première société non côté du monde avec une valorisation de 72 milliards de dollars. En entrant à Wall Street, la société américaine fondée en 2009 par Travis Kalanick pourrait atteindre 120 milliards de dollars, selon des personnes proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Ce moment approche puisque le nouveau dirigeant, Dara Kosroshahi a annoncé que l'IPO du groupe pourrait avoir lieu lors du second semestre 2019.
Selon le WSJ, les banques d'affaires Goldman Sachs et Morgan Stanley ont fait part d'un grand intérêt de la part des investisseurs pour le groupe. Si sa valorisation dépasse l'équivalent de 100 milliards d'euros, Uber ferait l'objet de la plus grosse introduction en Bourse jamais enregistrée dans le secteur technologique. Elle pèserait à elle seule plus que Ford, General Motors et Fiat Chrysler réunies.
VTC, livraison de repas, robots taxis et taxis volants
La société s'est d'abord lancée avec une application de réservation de voitures avec chauffeurs, mais elle s'est depuis développée sur d'autres activités. Elle a lancé Uber Eats (livraison de repas), dans le partage de vélos en rachetant la startup Jump, mais prépare aussi des voitures autonomes et même des taxis volants.
Lors des dernières années, le groupe californien a été au cœur de nombreuses polémiques notamment sur le statut des chauffeurs, ainsi que scandales allant de plaintes pour harcèlement sexuel au travail, à des vols de secrets industriels chez son rival Alphabet (maison mère de Google). Autant d'éléments qui ont conduit à l'éviction du cofondateur Travis Kalanick.
Le nouveau patron du groupe, Dara Kosroshahi, ex-patron d'Expedia, a redonné une nouvelle image à Uber et réussi à attirer de nouveaux investisseurs. En août dernier, Toyota, déjà investisseur d'Uber depuis deux ans, y a investi 500 milliards de dollars (420 millions d'euros) et mis sa R&D en commun pour préparer des robots taxis dont les prototype seront présentés en 2021.
Concernant les engins volants, le groupe a dévoilé il y a quelques semaines le nom de ses partenaires industriels ainsi que les villes où il compte tester ce service dès 2020 pour un lancement commercial trois ans plus tard.