Les opérateurs mobile vont débrancher la 2G et la 3G: voici ce que ça change

Plus de trente ans après sa création, au début des années 90, la 2G est en train de vivre ses derniers mois. Ce 25 janvier, SFR (dont la maison-mère Altice est propriétaire de BFMTV) annonce que cette technologie, également connue sous le terme “GSM”, va être désactivée de son réseau en 2026. Quelques mois plus tôt, Orange avait fait une annonce similaire, avec la fin de son réseau 2G pour 2025. Une annonce analogue a également été faite par Bouygues Telecom ce 31 janvier, avec une fin programmée pour 2026.
Adoptée au début des années 90, la 2G a accompagné les premiers pas des téléphones mobiles (remplaçant la 1G, une technologie balbutiante et analogique peu connue du grand public), notamment pour passer des appels vocaux et envoyer des SMS. Elle a ensuite été complétée par la 3G dans les années 2000, qui sera quant à elle désactivée en 2028, chez Orange comme SFR (et en 2029 chez Bouygues Telecom).
Avantages et inconvénients
Ces annonces interviennent alors que l’immense majorité des Français sont désormais connectés en 4G ou en 5G. Deux générations de réseaux télécoms qui permettent également de passer des appels, mais aussi de s’envoyer des photos et vidéos à des débits bien supérieurs. Contrairement aux opérateurs américains, qui ont pour certains désactivé la 2G depuis plusieurs années, les opérateurs français ont pour l’heure "empilé" ces différentes technologies, qui cohabitent au fil des années.
Une accumulation qui devient inutile concernant la 2G, avec une quantité infime des communications qui transitent encore par le biais de cette technologie. Pour le grand public, la fin du "GSM" devrait donc n’avoir qu’un impact marginal. Selon l’Arcep, 99% des Français sont actuellement couverts en 4G chez les quatre opérateurs. Un chiffre qui augmentera encore dans les prochaines années, et qui devrait être proche pour la 5G lorsqu’il s’agira de mettre fin à la 3G.
Il faut toutefois différencier la couverture de la population avec celle du territoire, légèrement moindre (aux alentours de 95% en 4G à l’heure actuelle), qui peut impliquer l’existence de zones blanches, où le seul moyen de communiquer (par un appel ou un SMS) est de passer par la 2G. Autant de zones qui pourraient être totalement inaccessibles si elles ne sont pas couvertes en 4G ou en 5G à l’avenir.
La fin de la 2G et de la 3G pourrait en revanche profiter aux utilisateurs grâce à la libération des fréquences utilisées par les opérateurs, qui seront réallouées à la 4G et à la 5G. Ce qui pourrait permettre de désengorger une partie du réseau, mais aussi d’offrir des communications de meilleure qualité grâce à certaines fréquences assurant une meilleure pénétration dans les bâtiments.
Si les abonnés mobile seront affectés de façon très limitée, les professionnels pourraient être contraints de s’adapter. Certains appareils communiquent toujours en 2G ou en 3G, à l’image de certains ascenseurs, d’alarmes, voire… de voitures Tesla.