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Le PDG d'Orange assure payer 700.000 euros d'impôts

Stéphane Richard, PDG d'Orange.

Stéphane Richard, PDG d'Orange. - Eric Piermont- AFP

Stéphane Richard a toujours joué la transparence sur son salaire. Interrogé sur France Inter, le patron d'Orange précise qu'avec un salaire de 1,6 million d'euros, il paie plus de 40% d'impôts d'impôts sur le revenu.

Fidèle à son habitude, Stéphane Richard a joué la transparence sur sa rémunération sur France Inter ce matin : "mon salaire de l'année dernière est de 1,6 million d'euros. Je ne suis pas le plus gros salaire du CAC 40 loin s'en faut". Et de préciser dans la foulée que cette rémunération le place parmi les contribuables les plus imposés: "Je paye plus de 700.000 euros d'impôt par an", a précisé le patron d'Orange.

Taxer les héritages plus que les entrepreneurs

Interrogé sur la fiscalité qui pèse sur les riches, Stéphane Richard se dit d'ailleurs opposé à l'idée d'une tranche d'impôts à 90% sur les plus hauts revenus, idée défendue par Thomas Piketty. "Ce qui fait fonctionner l'économie c'est l'innovation, c'est l'esprit d'entreprise. Qui a créé les grandes entreprises aujourd'hui, qui nous ont apporté du progrès? ce sont les entrepreneurs", s'enflamme-t-il. " Est- ce que la perspective d'être taxé à 90% va favoriser l'esprit d'entreprise? j'ai tendance à penser que non", fait valoir Stéphane Richard.

Pour lutter contre les inégalités, il pense qu'il faut plutôt viser les héritages. "Le vrai débat c'est l'impôt sur la succession parce qu'au fond la grande inégalité c'est de naître riche ou dans une famille pauvre", explique le PDG d'Orange.

"Je serai personnellement partisan qu'on taxe plus fort les successions, je trouve que c'est ça qui est à l'origine des inégalités beaucoup plus que la réussite individuelle. Au contraire il faut l'encourager et la fiscalité ne doit pas être punitive par rapport à l'esprit d'entreprise", tranche Stéphane Richard. 

Enfin, pour Stéphane Richard, son job "consiste à préparer l'entreprise à toute éventualités", a-t-il déclaré ce matin. Evoquant l'idée d'une privatisation, il indiqué que ce n'était pas son souhait. "Si jamais un jour pour des raisons qui me dépassent l'Etat doit sortir du capital d'Orange, je pense que l'on est tout à fait prêt à cela, mais ce n'est pas mon souhait, ce n'est pas celui non plus des salariés d'Orange", a-t-il poursuivi.