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Le gouvernement veut expérimenter “des robots d’accueil” dans les commissariats

BFM Business Raphaël Grably , Rédacteur en chef adjoint Tech & Co
Gérald Darmanin lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris le 15 novembre 2022

Gérald Darmanin lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris le 15 novembre 2022 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

De telles machines doivent faciliter l’accueil des victimes, notamment dans le cadre du dépôt de certaines plaintes.

Depuis ce 14 novembre, l’Assemblée nationale se penche sur l’examen du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi), porté par le ministère de l’Intérieur Gérald Darmanin. Parmi les principaux points d’évolution prévus par le texte, une modernisation de l’institution policière, avec la volonté de mieux accueillir les victimes.

Dans le rapport annexé du projet de loi, une expérimentation est évoquée. Elle consiste à mettre en place un “robot d’accueil dans certains territoires”, notamment dans le cadre du dépôt de plaintes liées à des vols sans violence, précise le ministère de l'Intérieur à BFMTV.

Pas de droïdes futuristes

Pour l’heure, il est encore difficile de savoir quelle sera l’ampleur de cette expérimentation et quelle forme prendront ces robots, bien que certains fantasmes aient été écartés par le rapporteur du texte, le député Renaissance Florent Boudié.

“Les robots d’accueil dont il s’agit ne seront pas des droïdes sortis d’une série futuriste” avait-il précisé lors de l’examen du texte en commission, le 3 novembre dernier.

Auprès de BFMTV, le ministère de l’Intérieur précise que “les modalités de mise en place du robot d’accueil feront l’objet d’une étude préalable au lancement de l’expérimentation”, ajoutant que “l’accueil physique des victimes de violences intrafamiliales et des violences sexuelles (majeurs, mineurs) sera bien sûr privilégié pour favoriser la mise en confiance de la personne et lui garantir un accompagnement individualisé”.

Dans les faits, un tel robot pourrait ainsi intégrer un écran pour diffuser des contenus vidéo dans l’espace d’accueil, ou pour mieux informer la victime sur ses droits.

Le texte prévoit par ailleurs la mise en place d’un dépôt de plainte par visioconférence, en offrant à chacun la possibilité de contacter un policier grâce à un ordinateur ou un simple smartphone pour effectuer l’opération. Lors des débats à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le fait qu’il s’agira d’une option supplémentaire et que chaque citoyen pourra toujours opter pour un dépôt plainte en commissariat.