Des millions de dollars: le créateur de ChatGPT a payé une fortune pour le nom de domaine "chat.com"

Une mystérieuse publication. Mercredi 6 novembre, le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a publié un message très sobre sur X (ex-Twitter). Il comprend une simple adresse web: chat.com. Elle renvoie vers ChatGPT.
OpenAI a racheté cette adresse pour une fortune, soit plus de 15 millions de dollars. Depuis 2023, elle appartenait à Dharmesh Shah, cofondateur et directeur technique de HubSpot, une société de logiciels. Il l’avait achetée en 2023 pour plus de 15 millions de dollars. Auparavant, chat.com renvoyait vers un message publié sur Linkedin et dans lequel Dharmesh Shah annonçait avoir acheté l’adresse, indique le média américain The Verge.
Identité révélée
En réalité, le rachat de chat.com n’est pas récent. Le créateur de ChatGPT en est devenu propriétaire l’année dernière, quelques mois après son acquisition par Dharmesh Shah. "Je publie ceci parce que plusieurs personnes ont remarqué que le nom de domaine chat.com ne redirige plus vers ma publication, et certains spéculent que je pourrais être prêt à lancer quelque chose d’important sur ce nom de domaine", avait-il indiqué dans un autre message publié en 2023.
Dans ce dernier, le cofondateur de HubSpot avait annoncé avoir vendu l'adresse chat.com, mais sans révéler son identité. Ce n’est que ce jeudi 7 novembre que Dharmesh Shah a dévoilé qu’il s’agissait d’OpenAI, à la suite de la publication de Sam Altman. Dans son message, il explique avoir laissé le choix à l’acquéreur, soit le créateur de ChatGPT, de révéler son identité, "quand il serait prêt". Ce qu’a fait Sam Altman avec sa publication.
Indiquant avoir vendu chat.com à un prix plus élevé qu'il ne l'a acheté, Dharmesh Shah laisse entendre qu'il a été payé en actions OpenAI.
Comme le précise The Verge, l’abandon de "GPT" dans l’adresse s’inscrit dans la continuité des récents changements d’OpenAI. En septembre, l’entreprise a dévoilé une série de nouveaux modèles d’IA baptisé "o1". Son directeur de la recherche, Bob McGrew, qui a depuis démissionné, avait alors indiqué au média américain que cette série marquait “la première étape de nouveaux noms plus raisonnables” afin de mieux communiquer sur le travail de l’entreprise.