Des puces sur les poubelles: comment Suez veut réduire intelligemment les déchets ménagers

D’ici 2030, une réduction de 15% des déchets ménagers par habitant devra être opérée pour respecter les objectifs de la loi. Pour le plastique, la législature est même encore plus stricte: objectif 100% de plastiques recyclés en 2025. Des intentions fermes que Suez, l’entreprise française de gestion de l’eau et des déchets, souhaite accompagner dans les mois et années à venir.
Pour ce faire, l’entreprise a développé un compteur de déchets intelligent qui permettra aux Français de suivre leur production de déchets afin de mieux la contrôler. Antoine Bousseau, Directeur général des services aux collectivités de Suez recyclage et valorisation France, était l’invité de Tech&Co pour expliquer cette innovation.
Comparer sa consommation sur une année ou avec son voisin
"On a des compteurs d’eau, de gaz ou d’électricité intelligents alors pourquoi pas avoir un compteur de déchets intelligent?," explique Antoine Bousseau. L’idée de ce compteur est partie de la volonté de Suez d’accompagner les Français vers les objectifs fixés par la loi. "On essaie d’accélérer et accompagner cette transformation avec une innovation qui est une première en France et qui peut paraître simple," ajoute-t-il.
Le principe est d’ailleurs assez simple: une puce est ajoutée à la poubelle attribuée à chaque ménage. Lorsque cette puce va rentrer en contact avec la benne à ordures ménagères, elle indiquera le poids des déchets. Ainsi le citoyen sera en mesure de connaître ce qu’il a rejeté.
"On va également donner des conseils citoyens pour aider à réduire la quantité. L’enjeu essentiel de la gestion des déchets dans les villes de demain est d’améliorer le geste du tri, que les ménages réduisent au maximum pour qu’on puisse mieux recycler, » affirme Antoine Bousseau.
Les foyers seront ainsi équipés d’une application smartphone qui leur permettra d’analyser leur consommation (volume de déchets produits en kilogrammes, répartition de ces déchets…), mais surtout de comparer cette gestion. "L’objectif est de voir si je jette beaucoup, plus ou moins qu’avant, plus ou moins que mon voisin," poursuit Antoine Bousseau.
Pour le moment, cette technologie entre dans la phase finale d’un développement qui aura duré deux ans. Elle devrait voir le jour dans les foyers d’ici le premier semestre 2023. Les métropoles de Montauban et Limoges ont déjà signé un partenariat pour être parmi les premières équipées.