"Sabotage" sur le réseau TGV: pas de cyberattaque, assure l'Anssi

Ce 26 juillet au matin, quelque 800.000 voyageurs sont concernés par des actes de "sabotage" sur plusieurs lignes de TGV, dont les LGV Atlantique, Nord et Est. Alors que la SNCF a annoncé qu'il s'agissait d'attaques "concomitantes", vraisemblablement organisée à quelques heures de la cérémonie d'ouverture des JO 2024, l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) précise qu'aucune cyberattaque visant la SNCF n'est à déplorer.
"Les problématiques de trafic sur le réseau SNCF ne résultent pas d'un incident de cybersécurité" assure ainsi l'Anssi à Tech&Co.
Risque cyber
Parallèlement aux risques de sabotage physique d'infrastructures sensibles, les autorités ont largement mis en garde contre les risques de cybersécurité. Ce 25 juillet, le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal avait ainsi alerté sur les risques liés au numérique.
"Nous sommes une cible, il y aura des cyberattaques. L'enjeu, c'est d'en limiter au maximum la portée" avait-il averti.
Gabriel Attal est par ailleurs revenu sur les risques d'ingérence, qui s'intensifient avec les JO 2024. Pour l'heure, aucune information ne permet de connaître les motivations du sabotage visant la SNCF. Ce dernier a notamment pris la forme d'incendies d'armoires de signalisation en bord de voies, et de câbles coupés, selon les informations de BFMTV et RMC.
"Tout nous indique aujourd'hui que ce sont bien des incendies criminels" a toutefois précisé Patrice Vergriete, ministre des Transports démissionnaire.
