"Acte de résistance": une élue EELV de Nice “approuve” les dégradations d'antennes 5G

Une antenne utilisée pour le réseau 5G, à Pékin le 19 mai 2020 - NICOLAS ASFOURI © 2019 AFP
Le 18 juin dernier, deux hommes pénétraient par effraction sur le site d’une antenne-relais 5G déployée par Free. Surpris “en pleine dégradation”, d’après la gendarmerie nationale, ils ont depuis été mis en examen. Une action “militante” anti-5G, approuvée par Sylvie Bonaldi, élue EELV à la mairie de Nice.
Auprès de Nice-Matin, elle assure que les auteurs de ces actes défendent “l’intérêt général”, permettant d’après elle de retarder l’installation de l’antenne. Des propos que condamne Julien Bayou, secrétaire national d'EELV, auprès de BFMTV.
“Oui, j'approuve ce qu'il a fait [l'auteur des dégradations, ndlr]. Il est malheureux d'être obligé d'en arriver là. Il n'y a pas d'autre issue hélas, on en demande pourtant une, à être entendus, qu'on se pose, qu'on réfléchisse aux problématiques de la 5G. Mais ce n'est pas le cas”, explique la conseillère municipale, opposée de longue date au déploiement de la 5G.
Toujours selon les propos relayés par Nice-Matin, Sylvie Bonaldi assimile ces actes aux décrochages de portraits d'Emmanuel Macron. Elle a par le passé exprimé des réticences vis-à-vis de certains vaccins, ainsi qu'au port du masque.
Quelques heures après la publication de son entretien dans Nice-Matin, Sylvie Bonaldi a tempéré ses propos sur sa page Facebook.
"Après une dégradation de matériel sur une antenne 5G à Contes, je rappelle qu’en tant que militante de longue haleine, et élue écologiste, je me suis battue contre et m’oppose toujours à toute forme de violence", explique-t-elle, ajoutant cependant pouvoir "comprendre la colère des citoyen.ne.s face à ce déni démocratique, qui conduise (sic) à des actes regrettables."
Ces déclarations font suite à de nombreuses pises de position anti-5G, notamment chez les élus écologistes et de gauche. Le 13 septembre dernier, 70 d'entre eux publiaient une tribune réclamant un moratoire sur la 5G.
Les dégradations d'antennes-relais (4G ou 5G) se sont multipliées ces derniers mois. Auprès de BFMTV, Nicolas Guérin, président de la Fédération française des télécoms, relevait une hausse des dégradations depuis le début de l'année 2020, mentionnant une soixantaine d'attaques de pylônes depuis janvier. Ce 1er octobre, l'organisme a également condamné les propos de Sylvie Bonaldi.
D'après une étude publiée par l'Ifop le 17 septembre, 20% des Français seraient faborables à la destructions des antennes-relais pour protester contre le déploiement de la 5G.