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Week-end de protestation contre le gaz de schiste

Les opposants à l’exploitation des gaz de schistes ont prévu de se rassembler ce week-end pour exprimer leur colère.Le premier d’entre eux José Bové dénonce l’opacité et le manque d’information concernant les produits que l’on injecte dans le sols pour at

Les opposants à l’exploitation des gaz de schistes ont prévu de se rassembler ce week-end pour exprimer leur colère.Le premier d’entre eux José Bové dénonce l’opacité et le manque d’information concernant les produits que l’on injecte dans le sols pour at - -

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La France est à deux pas d'interdire l'exploitation du gaz de schiste. Deux pas de trop pour des milliers d’opposants qui se mobilisent ce week-end contre cette énergie accusée de polluer les sols et de saccager les paysages. José Bové invité politique de Bourdin 2012 ce vendredi sera en première ligne pour exprimer sa colère.

Ils seront présents dans le Sud, dans l’Est et en région parisienne. Les opposants à l’exploitation des gaz de schistes ont prévu de se rassembler ce week-end pour exprimer leur colère. Le gouvernement a pourtant annoncé l'examen en urgence, prévu le 10 mai à l'Assemblée Nationale, d'une proposition de loi pour interdire les exploitations. Autre mesure annoncée auparavant, l'annulation des permis d'exploitation déjà délivrés. Mais pour les militants, c'est insuffisant.

"Personne ne connaît la liste des produits utilisés, c’est effrayant"

Le premier d’entre eux José Bové dénonce l’opacité et le manque d’information concernant les produits que l’on injecte dans les sols pour atteindre ces fameux gaz de schistes. “Aujourd’hui la ressource en eau est menacée par la prospection et l’exploitation du gaz de schiste, c’est suicidaire. Ce sont des technologies jamais testées avant. On avance à l’envers. On a donné un blanc-seing aux industrielles sans savoir ce qu’ils étaient en train de faire. Personne ne connaît la liste de produits utilisés, c’est effrayant

"On est décidé et j’espère qu’on sera nombreux à se mobiliser contre ce gaz de schiste."

A Nant dans l’Aveyron trois permis d’exploration ont été accordés en 2010. Pour Bernard Saqué, maire de la commune, “il ne faut pas lâcher prise pour se positionner contre ce gaz de schiste. Ça rappelle de vieux combats. On est sur un territoire de révolte, le Larzac c’est bien connu. Et donc c’est vrai, personne n’est décidé à se laisser faire. Il y a vraiment une réelle inquiétude par rapport à ces possibles prospections de gaz de schiste. Il faut se battre. On est décidé et j’espère qu’on sera nombreux à se mobiliser contre ce gaz de schiste.

"Après il nous restera quoi ? Des yeux pour pleurer? Pleurer quoi? Des larmes de schistes?"

De son coté Solveig Letort, animatrice touristique craint réellement pour son emploi. Elle vit des charmes naturels de sa région. “Si jamais un jour on vient perforer le paysage, moi je ne pourrai plus travailler. Imaginez, si là on extrait le gaz de schiste, on en a pour quoi, trente, quarante ans d'économie. Et ensuite on fait quoi? Quand tout sera pillé, quand tout sera massacré, il nous restera quoi? Qu’est-ce qu’on va laisser à nos enfants? Regardez ce patrimoine historique exceptionnel qu’on nous a laissé à nous dont on peut aujourd’hui vivre. Après il nous restera quoi ? Des yeux pour pleurer? Pleurer quoi? Des larmes de schistes? Alors non, on va se battre pour garder cette terre et on ira jusqu’au bout. Vraiment, jusqu’au bout.”