Trois figures du milieu marseillais mises en examen et écrouées
MARSEILLE (Reuters) - Les trois figures du grand banditisme marseillais interpellées le week-end dernier dans le sud de la France ont été mises en examen et écrouées, apprend-on de source judiciaire.
Michel et Gérald Campanella et Bernard Barresi ont été mis en examen pour recel d'extorsion de fonds en bande organisée, association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée, infraction à la législation sur les jeux et non justification de ressources.
Les trois hommes ont été placés sous mandat de dépôt.
Agés d'une quarantaine d'années, les deux frères tenaient sous leur coupe une grande partie des établissements de nuit de Marseille. Ils seraient aussi à la tête d'un fructueux trafic de machines à sous placées dans les établissements de Marseille et ses environs.
Bernard Barresi a pour sa part été condamné par contumace en 1994 à 20 ans de réclusion criminelle pour l'attaque d'un fourgon blindé à Mulhouse et était en fuite depuis 18 ans.
Sa compagne, soupçonnée de lui avoir porté assistance pendant sa cavale, et trois autres personnes qui auraient placé des machines à sous clandestines dans des établissements de la région avaient déjà été écrouées la veille.
Une dizaine d'autres personnes devaient encore être présentées devant le juge dans la soirée.
Parmi elles figure Alexandre Rodriguez, le président du groupe Rodriguez spécialisé dans la construction de yachts.
Au total, une vingtaine de personnes ont été interpellées le week-end dernier dans le sud de la France.
Les enquêteurs ont saisi quatre yachts, 200.000 euros en liquide, des faux papiers, des armes de poing, des véhicules et un lot important de montres de luxe.
Les frères Campanella et Bernard Barresi ont été appréhendés dans le port de Golfe-Juan (Alpes Maritimes) alors qu'ils s'apprêtaient à prendre la mer avec leurs femmes et leurs enfants à bord d'un yacht de 27 mètres.
Une information judiciaire avait été ouverte le 25 janvier 2010 pour "infraction à la législation des jeux, association de malfaiteurs, blanchiment, non justification de ressources et extorsion de fonds".
Jean-François Rosnoblet, édité par Jean-Baptiste Vey












