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Revivez le direct de Bourdin & Co du 23 avril

BFM Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin
Tous les jours de 7h à 9h retrouvez en live sur RMC. fr tous les moments forts de la matinale de Jean-Jacques Bourdin.

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Ce mardi, Jean-Jacques Bourdin s'est penché sur les cours de morale laïque avec l’historien et inspecteur général de l’Education nationale Alain Bergounioux. Avec le professeur de droit constitutionnel Didier Maus, il s’est interrogé sur la constitutionnalité du texte sur le mariage pour tous, voté ce jour. Avec Martine Brousse, déléguée générale de La Voix de l’enfant, il est revenu sur ces deux frères de 10 et 12 ans obligés de dormir dans une cave. A 8h35, Jean-Jacques Bourdin recevait le président du groupe socialiste au Sénat François Rebsamen.

Ce mardi sur RMC, Jean-Jacques Bourdin est revenu sur le mariage pour tous avec le professeur de droit constitutionnel Didier Maus, les cours de morale laïque avec Alain Bergounioux, qui a travaillé sur le rapport sur le sujet, et l'attentat contre l'ambassade de France à Tripoli en Libye avec le journaliste Antoine Vitkine. Retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce matin.

9h - Merci à tous d’avoir suivi le live de Bourdin & Co ce matin, n’hésitez pas à poursuivre les débats en réagissant ci-dessous ! Rendez-vous demain dès 7h !

A 8h35, Jean-Jacques Bourdin reçoit le président du groupe socialiste au Sénat François Rebsamen sur RMC et BFMTV. Le sénateur-maire de Dijon ressent une véritable grogne des parlementaires, qui ne se sentent pas écoutés par le pouvoir et regrettent un président distant, déjà au plus bas dans les sondages.

8h25 - Le parti pris d’Hervé Gattegno : Mieux vaut un enseignement de valeur que l'enseignement des valeurs !

Antoine Vitkine, journaliste

Ce mardi matin, un attentat a frappé l’ambassade de France à Tripoli, en Libye. Deux gardes ont été blessés. Analyse avec le journaliste Antoine Vitkine, spécialiste de l’islamisme et auteur d’un documentaire sur Kadhafi.

8h22 – Antoine Vitkine : « On pense aux anciens kadhafistes qui pourraient vouloir punir la France. Ces forces sont peu organisées, il n’y a pas de milices, mais on se souvient qu’il y a quelques mois, une ville s’était soulevée contre le pouvoir. Donc il y a des éléments qui pourraient vouloir frapper le pouvoir actuel à Tripoli. La deuxième force qui essaye de déstabiliser le gouvernement, ce sont les islamistes. Ici, ils ont subi une défaite assez cuisante, notamment les Frères musulmans. De nombreuses milices en Libye sont islamistes et refusent d’être désarmées ».

Hervé Morin, ancien ministre de la Défense

Lundi, Jean-Marc Ayrault a demandé à l’Assemblée nationale d’autoriser le prolongement de l’opération Serval au Mali. Il y a actuellement 3850 soldats français au Mali, chiffre qui doit être ramené à 2000 en juillet, alors que le pays est toujours divisé entre sud et nord. Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, estime en effet qu’il serait « irresponsable » de partir maintenant, mais regrette que les forces africaines ne soient pas prêtes à prendre le relais.

8h15 - Hervé Morin : « Pour les Maliens déjà, ils nous ont vu comme une vraie force de libération. Et c’est une opération qui concerne directement la sécurité des européens ».

8h14 - Hervé Morin : « Il faut des élections le plus rapidement possible, un dialogue avec les Touaregs, et qu’on redonne une administration, une armée, une police. Et ce n’est pas la France qui peut le faire ».

8h12 - Hervé Morin : « L’opération Serval a été une belle réussite militaire, sans aucun doute, mais la victoire politique, ce sera à dire dans plusieurs mois, voire dans plusieurs années. Il faut une conférence internationale avec l’ensemble des acteurs. Il ne faut pas compter sur les Africains pour prendre le relais, les forces de l’ONU ne seront que des forces d’occupation de terrain. Donc si on veut un succès, il faut que le Mali retrouve sa souveraineté et sa démocratie, et que le Mali retrouve le progrès économique ».

Didier Maus, professeur de droit constitutionnel

Alors que la loi sur le mariage pour tous doit être votée ce mardi à 17h, les anti-mariages pour tous ont déjà annoncé qu’ils porteront l’affaire devant le Conseil constitutionnel. Si le mariage ne pose aucun problème, l’ouverture de l’adoption plénière aux couples homosexuels laisse planer le doute, estime le professeur de droit constitutionnel à l’université d’Aix Marseille Didier Maus.

7h56 - Didier Maus : « Le Conseil peut découper : oui au mariage et à l’adoption simple, l’adoption plénière, non. On peut juridiquement, mais politiquement, c’est une autre affaire. La moindre censure serait considérée comme un échec de plus ».

7h54 - Didier Maus : « L’adoption est le point le plus sensible. Dans l’adoption, il y a l’adoption simple et l’adoption plénière, qui créé un nouvel état civil fictif qui se substitue complètement à l'ancien. Quand un couple fait une adoption plénière, on dit alors que l’enfant est né de ce couple, du père et de la mère, même s'il n'est pas leur enfant biologique. Est-ce qu’on pourra dire qu’un enfant est né de deux pères ou de deux mères, c’est plus compliqué ».

7h53 - Didier Maus : « Il n’y a rien qui dise que constitutionnellement, le mariage, c’est un homme et une femme, et rien d’autre. Depuis deux siècles, le mariage est construit sur cette idée, mais est-ce que ça suffit, j’ai de nombreuses hésitations ».

7h51 - Didier Maus : « Le recours de l’UMP, députés et sénateurs, n’est pas une surprise. Ça fait plusieurs mois que la question constitutionnelle est évoquée ».

7h52 - Didier Maus : « Le risque de censure du Conseil constitutionnel existe toujours, mais le débat est très ouvert ».

Alain Bergounioux, historien et inspecteur général de l'Education

Lundi, Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, annonçait que les cours de morale laïque commenceront dès 2015, à raison d’une heure par semaine à l’école primaire et au collège, et avec au moins 18 heures par an au lycée. Le but : enseigner la laïcité, la justice, la dignité, le respect ou encore la lutte contre les discriminations. Alain Bergounioux, historien et inspecteur général de l'Education nationale, est aussi l’un des auteurs du rapport sur le sujet.

7h46 - Alain Bergounioux : « Il y aura des heures dans le cadre de ce qui existe déjà, par exemple au collège, ça remplace l’éducation civique, mais il y aura aussi des heures pluridisciplinaires ajoutées ».

7h45 - Alain Bergounioux : « En primaire, il n’y aura pas de note, mais il pourra y avoir des évaluations, des discussions avec le professeur, ça ne passe pas forcément par la notation. Au collège, la morale s’articulera avec l’éducation civique. On peut noter une capacité d’argumentation, mais pas de note globale de morale ».

7h43 - Alain Bergounioux : « En primaire, on part de lectures, d’éléments audiovisuels, ce ne sera pas la petite phrase de morale comme sous la IIIe République. Travailler la morale, c’est travailler le langage, le vocabulaire, c’est en lien avec l’éducation du français, des sciences humaines ».

7h42 - Alain Bergounioux : « Il y aura une formation pour les enseignants, pas de professeur attitré ».

7h41 - Alain Bergounioux : « Il y aura des différences. En primaire, l’enseignement a déjà une place, il faut le rendre plus efficace. Au collège et au lycée, il y a déjà l’éducation civique où les programmes seront revus, ainsi que des enjeux pluridisciplinaires »

7h25 - Les coulisses de la politique, la chronique de Jean-François Achilli : Calinothérapie socialiste à l'Assemblée.

Martine Brousse, déléguée générale de La Voix de l’Enfant

Depuis trois ans, à 10 et 12 ans, ils dormaient sur un matelas, sans couverture, dans une cave sans lumière et au milieu de leurs déjections dans une maison de Pavillon-sous-bois en Seine-Saint-Denis. L’histoire de ces deux petits garçons est connue parce que l’un a fini par aller au commissariat pour raconter des maltraitances, alors que dans la même maison, un autre enfant avait un lit douillet, l’autre un travail, tous les deux étant les fils de leur belle-mère. Si des soupçons de maltraitance existaient depuis 2007, rien n’avait été fait. La famille était suivie depuis 2008 et un juge voulait les placer mais voulait « prendre trois mois » pour réunit toutes les conditions. Martine Brousse, déléguée générale de l’association La Voix de l’Enfant, réagit sur RMC.

7h17 – Martine Brousse : « Ce n’est pas à un éducateur de travailler seul. Ils doivent travailler en équipe, mais le système ne suffit pas, il n’y a pas assez de moyens et de formation des travailleurs sociaux ».

7h15 – Martine Brousse : « Il va falloir que ces professionnels prennent le temps de se former à ce qu’est un enfant. Le temps d’un enfant n’est pas celui de l’adulte. Comment peut-on accepter de se dire qu’on va attendre ? Quand des éléments montrent qu’il y a dangerosité, justice et services sociaux doivent se réunir au plus vite et prendre des décisions ».

7h12 – Martine Brousse : « Il y a quelques mois, on parlait de l’affaire Marina, on s’était dit plus jamais ça. Mais si, c’est encore possible que des services sociaux, de justice, passent à côté. Ce qui nous interpelle, c’est qu’une fois de plus, comment ces enfants ont-ils été pris en charge et suivis, quand on sait qu’un frère aîné a déjà été placé. Pourquoi ces enfants n’ont pas leurs travailleurs sociaux ? »

Bonjour à tous, il est 7h et nous sommes ensemble jusqu'à 9h pour suivre en direct la matinale de Bourdin & Co.