BFM

Revivez le direct de Bourdin & Co du 20 mars

BFM Mathias Chaillot
De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr - -

Téléchargez la nouvelle app BFM
Ce mercredi matin, Jean-Jacques Bourdin est revenu sur la démission du ministre du budget Jérôme Cahuzac avec Fabrice Arfi, le journaliste de Mediapart qui a sorti l’affaire, Guillaume Peltier, vice-président de l’UMP, et Philippe Bilger, ancien avocat général. A 8h35, Jean-Jacques Bourdin a reçu Alain Juppé.

Invités, témoignages, débats... retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce mercredi sur RMC :

Il est 9h, merci à tous d’avoir suivi le live de Bourdin & Co ce matin, n’hésitez pas à poursuivre les débats en réagissant ci-dessous ! Rendez-vous demain dès 7h !

A 8h35, Jean-Jacques Bourdin reçoit le maire de Bordeaux Alain Juppé. Mardi, il a accompagné Nicolas Sarkozy en Libye. Il considère aujourd'hui que l'embargo européen sur les armes en Syrie n'a plus de sens et juge que Jérôme Cahuzac a pris la bonne décision.

8h25 - C'est l'heure du Parti Pris, la chronique d'Hervé Gattegno : La démission de Cahuzac affaiblit le gouvernement… et la démocratie

Philippe Bilger, ancien avocat général

8h17 - Philippe Bilger : « Une information aurait dû être ouverte beaucoup plus rapidement, elle est faite pour découvrir la vérité, pas pour confirmer celle qui apparaît. Le ministre n’avait pas d’autre choix, et judiciairement enfin l’information va permettre d’aller plus loin. Je suis surpris d’entendre l’ensemble de la classe politique saluer une décision courageuse, alors que le ministre a menti. Est-ce que le mensonge d'un ministre, aussi talentueux qu'il soit, ne doit-il pas entraîner une réprobation unanime ? C'est affligeant à mon avis ».

Pascal Lupart, président du comité de soutien à deux des otages français

Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) affirme avoir exécuté l'otage français Philippe Verdon en représailles à l'intervention française au Mali, a annoncé mardi l'agence de presse mauritanienne ANI. Le gouvernement français n’a pas confirmé. Philippe Verdon avait été enlevé le 24 novembre 2011 dans un hôtel d'Hombori, dans le nord du Mali, en même temps que son collègue Serge Lazarevic.

8h16 - Pascal Lupart : « Aujourd’hui, on nous parle de l’exécution de Philippe, qui est à confirmer. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a Serge Lazarevic dans le même cas, avec une étiquette de membre des services secrets alors qu’il n’en fait pas partie. L’exécutif français doit prendre la parole et affirmer qu’ils n’ont jamais fait partie des services secrets ».

8h14 - Pascal Lupart : « Même si les familles s’étaient préparées depuis quelques semaines, elles ne sont pas en mesure de prendre la parole ».

8h12 - Pascal Lupart : « Le Quai d’Orsay a eu une position très honorable. Après le communiqué d’Aqmi, le Quai d’Orsay a prévenu tout de suite les familles en disant qu’il fallait le prendre avec beaucoup de réserves ».

Guillaume Peltier, vice-président de l’UMP

Le vice-président de l’UMP Guillaume Peltier rappelle que Jérôme Cahuzac n’est toujours pas mis en examen et est donc par définition présumé innocent. Il dénonce une « dérive à l’américaine » où il faut prouver son innocence, attaquant « Plenel et le site d’extrême-gauche Mediapart » qui aurait « plus d’importance que la justice elle-même ».

7h47 - Guillaume Peltier : « Je protège une justice que je voudrais impartiale et indépendante. La dictature de la rumeur, la tyrannie de la calomnie, m’est insupportable. S’il est innocenté, ça fera quelques lignes dans la presse, mais il restera l'homme qui a un compte en Suisse pour les Français. Je considère que Mediapart est dans une posture abusive au quotidien, d’abus de pouvoir permanent. Pour beaucoup d’auteurs, ce qui est dit est déjà vrai. Je trouve plus honorable dans un pays apaisé que la presse dise "on a enquêté, on remet tous nos éléments à la justice, et elle enquêtera". On jette l’honneur d’un homme aux chiens pour faire de la publicité et du commerce ».

7h45 - Guillaume Peltier : « Je ne suis pas là pour accuser ou défendre Jérôme Cahuzac. Il y avait un temps où il fallait être condamné pour devoir démissionner, puis dans les années 2000, être mis en examen, puis, maintenant, simplement être soupçonné. Pour moi, Jérôme Cahuzac est victime d’un tribunal médiatique porté par ces Robespierre aux petits pieds qui commentent au quotidien ».

7h43 - Guillaume Peltier : « Sa décision de démissionner est respectable. Mais cette situation est extrêmement préoccupante. Nous sommes dans une dérive à l’américaine, on ne laisse plus la justice démontrer votre culpabilité. Quelques journalistes se permettent de remplacer la justice, des Robespierre aux petits pieds, qui déroulent, déballent, une affaire judiciaire. Nous avons sombré dans un tribunal médiatique permanent. Imaginons une seule seconde que Jérôme Cahuzac soit innocent. Et bien dans les années qui viennent, il restera toujours des Français pour penser qu’il est coupable. C’est une situation qui ne me plaît pas ».

7h25 - C'est l'heure des Coulisses de la politique, la chronique de Jean-François Achilli : Cahuzac démissionne et change de ring

Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart

Le site d’informations Mediapart a été vivement critiqué pour avoir sorti l’affaire Cahuzac et être le premier à citer l’enregistrement sonore mettant en cause l’ancien ministre du Budget. Ils ont toujours demandé une enquête indépendante de la justice mais se sont vus reprocher par une partie de la classe politique et de leurs confrères la qualité de leur travail, certains affirmant que l’enregistrement était un faux. Mediapart est pourtant à l’origine de plusieurs scoops importants :des révélations sur l’affaire Karachi, ou encore l’affaire Bettencourt. Pour Mediapart, le journaliste Fabrice Arfi a mené l’enquête.

7h17 - Fabrice Arfi : « La question est de savoir si monsieur Cahuzac a menti simplement pour lui, l’argent a-t-il servi simplement à lui ? L’enquête n’est pas seulement ouverte pour blanchiment de fraude fiscale, mais aussi pour perception d’argent de l’industrie pharmaceutique. Ça renvoie à une période particulière de la vie de monsieur Cahuzac, quand il était à l’époque responsable du médicament dans le ministère de Claude Evin, et qu’il est ensuite devenu lobbyiste important pour les labos pharmaceutique. C’est un nouveau front judiciaire qui s’ouvre ».

7h15 - Fabrice Arfi : « A ma connaissance, il y avait beaucoup d’argent sur ces comptes. Mais nous ne publions l’information que quand elle est suffisamment recoupée, et nous ne l'avons pas publiée ».

7h13 - Fabrice Arfi : « Il y a eu un très long travail de deux mois des meilleurs laboratoires sur l’intégrité de la bande, pour savoir si elle a été manipulée. Et non, la bande est pure. Et puis des experts vocaux ont travaillé. Les logiciels disent qu’il y a une forte probabilité pour que ce soit la voix de Jérôme Cahuzac, comme on l’a dit. Mais ce n’est pas la seule chose. Les policiers d’investigation financière, en deux mois, ont recueilli beaucoup d’indices qui justifient qu’on ouvre une information judiciaire et que le procureur dise qu’il faille confier les investigations à un juge. Nous avons beaucoup de sources, et certaines de ces sources ont accepté de parler aux policiers, des sources françaises, suisses, qui ont donné des informations intéressantes sur la dissimulation fiscale et le réseau utilisé par monsieur Cahuzac pour mettre à l’abri de l’argent ».

7h12 - Fabrice Arfi : « Nous n’avons jamais douté une seconde de nos informations. Quelle que soit la violence des démentis de Jérôme Cahuzac, nous n’avons jamais varié d’une virgule. La démission de Jérôme Cahuzac n’est pas une victoire pour Mediapart, mais l’ouverture d’une information judiciaire est une victoire pour le journalisme ».

Il est 7h, c'est l'heure du live de Bourdin & Co sur RMC.